La bulle d’élégance de Soshi Otsuki

Soshi Otsuki, chez lui, à Tokyo, en 2022. YUTA KAWANISHI

« J’aimerais changer la perception que le monde peut avoir du costume. » Dans une mode masculine qui valorise parfois le fonctionnel au détriment de la recherche formelle, Soshi Otsuki, 35 ans, avance avec de hautes ambitions. Admirateur de Hedi Slimane, qui, chez Dior Homme entre 2000 et 2007, a transformé la silhouette des hommes du monde entier en imposant une approche toute en vestes étriquées et jambes longilignes, le Japonais rêve lui aussi de parvenir un jour à influencer la mode. « J’ai tout mon temps », prévient-il.

Déjà, lors de ses études à Tokyo, au Bunka Fashion College puis au sein de l’école privée Coconogacco, il affichait, sous des dehors réservés, une vraie persévérance, déterminé à être le meilleur élève. Depuis le lancement, il y a dix ans, d’un label à son nom, il propose une mode masculine bâtie autour de l’art du tailleur qu’il ponctue de « dandysmes » : fine cravate, poignets mousquetaires – à revers rigides fermés par des boutons de manchette –, boutonnage croisé…

« Je prends soin de parsemer mon travail d’éléments raffinés mais suffisamment accessibles, afin de permettre aux garçons qui aiment les vêtements de rester discrètement chic, s’amuse-t-il. Les hommes commencent doucement à s’autoriser plus d’extravagance, mais ce que les gens continuent de plébisciter reste encore aujourd’hui un vestiaire à la Steve Jobs. » Lui vante une élégance années 1980, fluide et taillée large, façon Armani, à l’image de sa collection printemps-été 2025, inspirée par les employés de la « bubble era » japonaise, de 1986 à 1991.

Une silhouette de sa collection printemps-été 2025. LOCAL ARTIST

« Une parenthèse où le pays se développait à toute vitesse [avant que cette bulle spéculative immobilière et boursière n’explose] et où il était de bon ton de porter du made in Italy. Une période que je n’ai pas connue mais que j’ai beaucoup enviée. » Mi-février, il a été désigné comme faisant partie des demi-finalistes pour le prix LVMH 2025 de la jeune création. Grandes ambitions et ténacité commencent à payer.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Hedi Slimane : « Il n’y a rien de plus difficile que la simplicité »

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Valentin Pérez

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Le réalisateur italien Nanni Moretti placé en soins intensifs après une crise cardiaque

Le célèbre réalisateur italien a subi une intervention chirurgicale et a été placé en soins intensifs après avoir eu une crise cardiaque. Son état est stable, selon l’agence de presse italienne Ansa.

Le réalisateur italien Nanni Moretti, 71 ans, est en soins intensifs dans un hôpital de Rome après avoir eu une crise cardiaque, ont rapporté les médias locaux.

Le réalisateur, acteur et scénariste indépendant, connu pour ses films Journal intime (1994), La chambre du fils (2001, Palme d’or à Cannes) ou Habemus Papam (2011), a été hospitalisé jeudi après-midi après une crise cardiaque.

Il a subi une intervention chirurgicale et a été placé en soins intensifs, ont rapporté les médias locaux. Son état est stable, selon l’agence de presse italienne Ansa.

Une Palme d’or à Cannes en 2001

Souvent comparé à Woody Allen pour ses films excentriques, décalés et autobiographiques dans lesquels il apparaît sous les traits de son alter ego, le discret Moretti est l’un des commentateurs sociaux les plus acérés du cinéma italien.

Il a remporté la Palme d’or à Cannes en 2001 pour La chambre du fils, qui raconte les effets sur une famille de la mort soudaine d’un fils.

Mélangeant souvent humour maladroit et critique politique, les films incisifs de Moretti ont abordé des sujets tels que l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi dans la satire de 2006 « Le Caïman » et les rouages du Saint-Siège dans Habemus Papam.

Son dernier film, Vers un avenir radieux, sur un réalisateur interprété par Moretti, a concouru au Festival de Cannes en 2023.

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Alpes-de-Haute-Provence: la lutte contre le frelon asiatique s’organise dans le département

Pour lutter au mieux contre la présence du frelon asiatique, des associations et structures départementales ont décidé de s’associer dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Le printemps ne fait que commencer et le frelon asiatique est déjà de retour dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans les pièges installés tout autour des ruches, Richard Martoïa, apiculteur du département, en a déjà capturé un. L’an passé, cet insecte a ravagé son rucher sans qu’il ne puisse intervenir.

« Chaque année, c’est de plus en plus. Avant, je ne perdais jamais de ruche à cause du frelon mais là j’en ai perdu une cinquantaine mangées par des frelons asiatiques », explique l’apiculteur.

Il ajoute: « Il n’y a pas de prédateurs donc c’est à nous de les éliminer. Mais, c’est compliqué parce que l’été, les nids sont cachés sous les feuilles, on ne les voit pas. L’hiver, quand on les découvre, c’est trop tard car les nids sont vides. » Apiculteur depuis plus de 40 ans, il craint pour la profession qui doit aussi lutter contre le changement climatique ainsi que les vols de ruches qu’il dit trop fréquents.

Des pièges vendus sur le marché

Si la problématique concernant le frelon asiatique est prise au sérieux par les apiculteurs, ils ne sont pas les seuls à s’en préoccuper. Sur le marché de Sainte-Tulle, l’association Abiho Tullia met en vente des pièges et Michel, habitant de la commune, est venu s’en procurer. « C’est l’environnement qui compte malgré tout ce qu’on entend et c’est très important de lutter contre ça », explique le Tullésain.

Soutenue par la municipalité, l’association propose plusieurs systèmes de pièges qui ont tous pour vocation d’attirer les frelons à l’intérieur en évitant ou en limitant la capture d’autres insectes. Le prédateur, incapable de remonter, restera piégé. Un piège à mettre en place dès le printemps pour plus d’efficacité, car c’est le moment où les fondatrices sortent de terre.

Un rôle préventif

« Chaque fondatrice capturée, c’est potentiellement un nid de frelons en moins. Un nid, c’est en moyenne 10 kilos d’insectes consommés », explique Francis Ruggiu, président de l’association. « Pour les appâter, il faut mélanger un tiers de vin blanc, un tiers de sirop de cassis et un tiers de bière brune. Le vin blanc fait fuir les abeilles et on évite ainsi d’en capturer », énumère-t-il.

Ce dernier précise que le rôle de l’association est également préventif. « Il y a une obligation de destruction de nids de frelons sur le domaine public, il y a une loi qui est passée pour obliger la destruction et non plus seulement quand il y a un risque potentiel de danger sur l’humain. »

En revanche, « les pouvoirs publics ne sensibiliseront pas sur la prévention ou les pratiques de piégeages », poursuit-il. Ces pièges sont vendus entre 2 et 6 euros l’unité. Les bénéfices des ventes permettront à l’association d’offrir des pièges aux enfants lors d’animations en centre de loisirs.

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En direct, droits de douane : Keir Starmer et Emmanuel Macron partagent l’idée que la guerre commerciale n’est « dans l’intérêt de personne »

« Pain » : douleur. Le mot revient dans la bouche de nombreux élus républicains au Congrès, confrontés aux questions pressantes sur les taxes douanières massives et généralisées, que Donald Trump a annoncés mercredi 2 avril. En majorité, ces élus reprennent l’étrange métaphore médicale adoptée par le président, par conviction ou par peur de rétorsion. Dans l’avion le conduisant dès jeudi en Floride, pour participer à une partie de golf pendant que Wall Street plongeait, Donald Trump a comparé l’économie américaine à « un patient malade », qui nécessitait une « opération », aujourd’hui « terminée », avec l’annonce des barrières douanières. Or cette économie, héritée de Joe Biden, présentait certes des vulnérabilités – comme une dette terrible – mais ses bases étaient saines, la croissance solide et l’inflation jugulée. L’urgence d’une telle « opération » paraît donc très discutable, et ses effets négatifs ne font que débuter.

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Manosque: la nouvelle librairie-salon de thé « La somme de nos folies » ouvre ses portes

Un nouvel établissement a ouvert à Manosque: une librairie qui fait également salon de thé. Un concept créé par deux amies, qui attire déjà beaucoup de curieux.

Plusieurs mois après la fermeture du « Poivre d’âne », une nouvelle librairie s’est installée dans la cité de Giono à Manosque. « La somme de nos folies » propose non seulement des livres, mais fait également salon de thé. Un concept qui fait déjà des heureux.

« C’est super! Franchement, ça manquait à Manosque d’avoir ce type de librairie », confie Aurélie à BFM DICI. La cliente fait déjà de la librairie rue du Soubeyran son nouveau repère.

L’établissement est tenu par Laura Mouveaux et Mélanie Portier. Le nom « La somme de nos folies » a été choisi en référence au titre d’un roman coup de cœur des cogérantes, mais également pour montrer l’addition de deux projets.

« Lire un bouquin en buvant une petite tasse de thé, ce sont deux moments qu’on associe facilement », explique Mélanie.

« Le projet de Laura, c’était d’ouvrir une librairie et le mien d’ouvrir un salon de thé. On s’est dit qu’il y avait un projet à faire en créant un endroit cocooning où on se sentirait comme à la maison. »

« Tout est fait maison et avec amour »

Les deux associées se sont rencontrées pendant un cours de roller à Barcelone. Un vrai coup de cœur amical qui est maintenant devenu aussi une histoire professionnelle.

Diplômée en master de commerce international, Mélanie s’est formée en tant que barista au cours de plusieurs voyages. Elle propose aujourd’hui des gâteaux faits maison et des boissons originales. « Tout est fait maison et avec amour », assure-t-elle avec le sourire.

De son côté, Laura avait déjà travaillé en tant que libraire et elle avait également déjà créé son entreprise. Elle a toujours voulu ouvrir sa propre librairie. « Je savais que je voulais faire ce projet avec quelqu’un d’autre et il y a eu cet instinct, une intuition, que ça pouvait fonctionner aussi au travail avec Mélanie », s’enthousiasme-t-elle.

L’opportunité s’est présentée avec la fermeture de l’ancienne librairie « Au poivre d’âne ». Elles ont alors construit leur projet avec passion et attention. « Tous les ouvrages sont choisis un par un pour que ça nous ressemble et que ce soit des choses qu’on souhaite proposer », précise Laura. L’établissement prévoit également de proposer des animations variées.

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« JFK Files », WikiLeaks, « Signalgate » : le trumpisme, un culte de la transparence à géométrie variable

La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard (au centre), entourée par le directeur du FBI, Kash Patel (à gauche), et par celui de la CIA, John Ratcliffe, lors d’une audition au Capitole portant sur « les menaces mondiales », à Washington, le 25 mars 2025. J. SCOTT APPLEWHITE/AP

Bienvenue dans la « nouvelle ère de la transparence maximale ». C’est en ces termes que la nouvelle directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, annonçait, mercredi 19 mars, la publication d’environ 80 000 pages de documents d’Etat liés à l’assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963, à Dallas (Texas), divulgués à la demande de Donald Trump. Une semaine plus tard, la même administration s’insurgeait contre la publication de conversations ultra-confidentielles sur les plans militaires des Etats-Unis au Yémen, révélant toutes les contradictions du discours trumpiste.

Officiellement, Donald Trump est partisan d’une transparence totale. Certes, il n’est pas à l’origine des « JFK Files » : leur publication a été ordonnée par une loi sénatoriale de 1992, en réponse à la théorie du complot exposée dans le film d’Oliver Stone JFK (1991), et une grande partie d’entre eux avaient déjà été rendus publics. Mais M. Trump a émis l’hypothèse que l’assassin présumé de JFK, Lee Harvey Oswald, ait pu être « aidé » – vieille antienne des sphères conspirationnistes, convaincues de l’implication des services secrets –, et a exigé que les derniers télex caviardés apparaissent enfin de manière claire.

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Attentat de la rue Victor-Hugo à Lyon: à son procès, l’accusé reste de marbre face à ses proches

Le procès de Mohamed Medjoub, accusé d’être l’auteur de l’attentat de la rue Victor-Hugo en mai 2019, s’est ouvert ce lundi 31 mars. Muet depuis le début, il est resté de marbre face à sa propre famille.

Face aux dépositions, attristées ou incrédules, des membres de sa famille, l’Algérien Mohamed Medjdoub, jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat à la bombe qui avait fait une quinzaine de blessés devant une boulangerie de Lyon en mai 2019, est resté de marbre refusant tout échange avec eux ce mercredi 2 avril

« Vous voulez dire quelque chose à votre mère? », tente le président Jean-Christophe Hullin. Regardant droit devant lui, l’accusé, comme depuis le début du procès, ne réagit pas.

« Il a toujours eu tout ce qu’il voulait (…). Je me suis sacrifiée toute ma vie pour mes enfants », dit à la barre Hafida C., 59 ans, ancienne ingénieure en génie civil, manteau gris et cheveux cachés par un voile bleu.

« J’ai l’impression d’être punie par Dieu », confie sa mère

« Je n’arrive pas à comprendre. J’ai l’impression d’être punie par Dieu », poursuit la mère de famille qui a quitté l’Algérie en 2015 pour que ses enfants puissent avoir « un meilleur avenir ».

Elle cite la réussite scolaire de ses trois autres enfants, répète à l’envi qu’elle ne comprend pas ce qui a pu se passer dans la tête de son fils, venu les rejoindre à Oullins, en banlieue lyonnaise, en 2017, alors qu’il a 22 ans. « On est détruits », dit-elle.

Certes, veut bien admettre l’avocat général Nicolas Braconnay, lui rappelant cependant que Mohamed Medjdoub a tenu devant elle des propos à connotation jihadiste lors de visites en prison sans qu’elle réagisse face à leur violence.

Ainsi, indique le magistrat, au cours d’un des parloirs (sonorisés par l’administration pénitentiaire) alors que son fils évoquait « les crimes » des forces de la coalition en zone irako-syrienne, Hafida C. lui avait donné raison avant de répondre que « le Seigneur a puni la coalition en envoyant le coronavirus » en Occident.

Sa petite sœur dans le déni

La petite sœur de l’accusé, âgée de 15 ans au moment des faits, est dans le déni complet. « Mon frère ne peut pas avoir fait ça. Ce n’est pas possible. » L’avocat général lui indique que ses parents « ont compris que c’est (Mohamed) qui a posé la bombe ». « Ah! », répond la jeune femme.

Le représentant du parquet national antiterroriste (Pnat) lui rappelle encore des propos de son frère en détention où il souhaite notamment la mort des mécréants. « Je n’ai aucun souvenir de ces discours là », dit la cadette qu’on sent sur le point de craquer.

« Soit il est fou, soit il est possédé », dit-elle en se faisant violence. « Je ne veux plus parler » de cette affaire, « je suis fatiguée émotionnellement », ajoute la jeune femme qui intervient en visio depuis une salle de la cour d’appel de Lyon.

« Est-ce que vous avez quelqu’un pour parler de votre peine? », s’enquiert une des avocates de la défense. La jeune femme qui poursuit des études pour devenir expert-comptable s’effondre en sanglots, incapable de poursuivre.

Son frère condamne et partage sa « honte »

Mustapha, 24 ans, petit frère de l’accusé, en sixième année d’internat en biologie médicale au CHU de Saint-Etienne (Loire), parle, lui, de sa « honte ». Après l’attentat commis par son frère, il avait été interpellé dans son lycée, « trois semaines avant le bac », se souvient-il.

« Je suis extérieur à cette histoire. Je n’ai rien fait à part être son frère », explique-t-il. « Je condamne tous les attentats. On n’a pas besoin de tuer des gens pour se faire entendre », insiste-t-il.

Comme toute sa famille, il a été privé de son titre de séjour par les autorités administratives françaises depuis l’interpellation de son frère.

La grande sœur de l’accusé, Cherifa, 35 ans, architecte, estime qu’elle est « une victime » et comme sa cadette doute de la culpabilité de son frère. « Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas » s’il a posé une bombe, dit-elle.

« Une pomme pourrie », tranche sa tante

Un avocat de parties civiles s’indigne en évoquant les blessés de l’attentat. « C’est des victimes, comme nous », consent-elle à dire. Voix gouailleuse, sourire permanent aux lèvres, la tante de l’accusé, Manille, 62 ans, qui intervient en visio depuis Lyon, détonne.

Son neveu? « Une pomme pourrie », tranche-t-elle. Se définissant comme « le mouton noir » de la famille, elle explique que le courant n’est jamais passé avec Mohamed car « j’étais trop française, trop libertaire » à ses yeux.

« Je suis dégoûté que notre nom soit sali », dit-elle sans se départir de son sourire. Le procès est prévu jusqu’au 7 avril.

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Droits de douane: le dollar chute de 1% face à l’euro après les annonces de Donald Trump

Le billet vert a été chahuté mercredi soir par les annonces consécutives de Donald Trump sur les nouveaux droits de douane, afin, selon lui, de faire « renaître » l’industrie américaine et de mettre fin au « pillage » des Etats-Unis.

Le dollar a chuté de plus de 1% face à l’euro vers 20h20 GMT alors que Trump dégaine ses nouveaux droits de douane pour mettre fin au « pillage » de l’Amérique, les cambistes craignant un ralentissement de l’économie américaine. Le billet vert a perdu jusqu’à 1,09% à 1,0924 dollar à 20h17 GMT. Il reculait également face à la livre, lâchant jusqu’à 0,75% à 1,3025 dollar. Vers 20h40, le « buck », autre surnom de la monnaie américaine, ne lâchait plus que 0,48% face à l’euro à 1,0845 et 0,68% face à la livre, 1,3003, revenant aux niveaux auxquels il évoluait avant le discours de Trump.

Le billet vert a été chahuté mercredi soir par les annonces consécutives de Donald Trump sur les nouveaux droits de douane, afin, selon lui, de faire « renaître » l’industrie américaine et de mettre fin au « pillage » des Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’il allait signer un décret instituant « des droits de douane réciproques » sur les importations des Etats-Unis, soit au même niveau que ceux perçus par les partenaires commerciaux de Washington, détaillant par ailleurs que les produits étrangers seront visés par au moins 10% de droits de douane.

« L’augmentation des droits de douane a été un facteur négatif pour le dollar américain » ces dernières semaines, a rappellé Matthew Weller, de Forex.com.

Les cambistes craignent que les surtaxes douanières « entraînent un ralentissement de l’économie américaine », selon l’analyste.

Vers une baisse des taux d’intérêt de la Fed

Afin de soutenir l’économie américaine, la Réserve fédérale (Fed) pourrait être tentée d’abaisser ses taux d’intérêts, rendant le dollar moins rémunérateur pour les investisseurs, ce qui les pousserait à délaisser cette devise.

« Les droits de douane sont intrinsèquement inflationnistes et négatifs pour la croissance – un mélange macroéconomique toxique », qui laisse les acteurs du marché « sur la corde raide », rappelle Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

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Séisme en Birmanie : le bilan dépasse 2 700 morts et les experts anticipent des milliers de victimes supplémentaires

Des secouristes observent une minute de silence à la mémoire des victimes du tremblement de terre du 28 mars à Mandalay, le 1ᵉʳ avril 2025. SAI AUNG MAIN / AFP

Le bilan du séisme ne cesse de s’alourdir. La Birmanie a respecté, mardi 1er avril, une minute de silence pour les victimes du séisme qui a tué 2 719 personnes, selon des chiffres établis par le chef de la junte. Les sirènes ont retenti à 12 heures 51 minutes et 02 secondes (8 h 21 à Paris), à l’heure précise où la secousse d’amplitude 7,7 s’est produite vendredi, afin de marquer le début du recueillement, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

La chaîne de télévision nationale a interrompu ses programmes, pour diffuser des images du drapeau en berne en différents endroits, sur un fond de musique sobre. La période de deuil national s’étend jusqu’au 6 avril, a annoncé lundi la junte. Devant ce qu’il reste d’un complexe d’appartements de Mandalay, l’un des sites les plus sinistrés de la ville, des secouristes se sont alignés, les mains derrière le dos, en mémoire des victimes.

Les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, car la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traverse des régions parmi les plus peuplées du pays, avec des villes comme Naypyidaw, la capitale, et Mandalay, la deuxième du pays. La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.

Lors des recherches de personnes piégées sous les décombres de l’immeuble Sky Villa Condominium qui s’est effondré à Mandalay, le 1ᵉʳ avril 2025. SÉBASTIEN BERGER / AFP

Plus de mille secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler les services locaux, sous-équipés face à une telle crise. Les opérations de sauvetage ont permis d’extraire vivants des décombres environ 650 personnes, selon un média de la junte.

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Une sexagénaire secourue après 91 heures

Le ministère des affaires étrangères français a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté l’agence de presse Chine nouvelle. Quelque 500 musulmans ont également trouvé la mort dans des mosquées en pleine prière du vendredi, a rapporté le Global New Light of Myanmar, le journal affilié aux généraux.

Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, qui compte plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines. Une sexagénaire a miraculeusement été secourue mardi à Naypyidaw après avoir été piégée pendant quatre-vingt-onze heures dans les décombres, ont déclaré les services de lutte contre les incendies.

A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.

Le conflit civil, qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.

Appel à cesser les hostilités

La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. Mardi, une alliance de trois groupes armés ethniques en rébellion contre la junte a à son tour annoncé son intention de respecter un cessez-le-feu unilatéral d’un mois, pour raisons humanitaires.

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L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.

Le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours à la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.

L’Organisation mondiale de la santé a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) lançait un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d’« experts humanitaires ».

A près de mille kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de trente étages qui s’est effondrée. Quelque vingt personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan datant de mardi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

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Le Monde avec AFP

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PSG-OM: la sanction est tombée pour Paris après les banderoles insultantes contre Rabiot

Après les chants injurieux et les banderoles insultantes au Parc des Princes lors de PSG-OM (3-1), visant Adrien Rabiot, la commission de discipline de la LFP a décidé ce mercredi de sanctionner la tribune Auteuil avec un huis clos partiel pour un match.

Le verdict est tombé. Un peu plus de deux semaines après le Classique entre le PSG et l’OM (3-1), marqué par des chants injurieux et des banderoles insultantes au Parc des Princes, la commission de discipline de la LFP a rendu sa décision ce mercredi 2 avril.

Le PSG écope d’un huis clos partiel pour un match de la tribune Auteuil. Une sanction qui prendra effet à partir de mardi prochain. Le Parc pourra donc faire le plein ce samedi pour la réception d’Angers (17h), à l’occasion de la 28e journée de Ligue 1.

Les hommes de Luis Enrique auront simplement besoin de ne pas perdre pour être sacrés champions. Mais, même en cas de défaite contre le SCO, le titre leur reviendra dès samedi si les Monégasques ne l’emportent pas à Brest (19h). Cette sanction sera purgée le 19 avril à l’occasion de la réception du Havre.

Des chants et banderoles contre Rabiot et ses parents

Le 16 mars, Adrien Rabiot avait été accueilli par des sifflets nourris et des chants insultants répétés au Parc des Princes. L’international français, arrivé en septembre dernier à Marseille après avoir porté le maillot parisien de 2010 à 2019, avait aussi été ciblé par plusieurs banderoles offensantes déployées par des supporters parisiens, dont l’une qui évoquait sa mère, qui gère ses intérêts depuis le début de sa carrière, ainsi que son père. Ce dernier est décédé en 2019.

Dès le lendemain, Véronique Rabiot avait réclamé de « vraies sanctions » dans l’émission Génération After sur RMC. « Personne ne s’est excusé mais ce ne sont pas des excuses qu’il faut, c’est faire bouger les choses, faire en sorte que ça ne se reproduise pas, qu’il y ait des vraies sanctions. Parce qu’on dit avant le match: ‘S’il y a des insultes, on arrête le match’, mais en fait ça n’arrive jamais. Il n’y a pas de sanction », avait-elle réagi. « Il faut laisser les femmes tranquilles. Les joueurs s’insultent, à la limite, s’ils veulent. Mais nous, qu’on nous laisse tranquille. Il ne fallait pas parler du père de mes enfants. »

Elle a depuis lancé une pétition pour en finir avec « les insultes ciblées, personnelles et humiliantes » entendues dans les stades, « des violences verbales, souvent sexistes, racistes et diffamatoires qui n’ont pas leur place dans notre société ». Un message adressé à quatre personnes: Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marie Barsacq, ministre des sports, Michel Savin, sénateur, et Vincent Labrune, président de la LFP

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