Des montres à 33.000 euros ou des sacs à main à 5.000 euros: à cause des sanctions, les Russes paient les produits de luxe européens deux fois plus cher

Après les sanctions européennes sur le luxe, le marché russe s’est transformé mais n’a pas disparu. Selon le Financial Times et Morpheus Research, les consommateurs les plus fortunés continuent d’acheter des marques de luxe, à des prix largement supérieurs à ceux pratiqués en Union européenne, via des circuits indirects et des réexportations.

Gucci, Burberry ou Dolce & Gabbana restent visibles à Moscou, malgré l’embargo européen, mais à un coût bien supérieur. Entre grands magasins, circuits parallèles et logistique complexe, le luxe en Russie s’est réinventé: plus rare et désormais deux fois plus chers.

17.700 euros pour une montre de luxe en Europe, 33.100 euros pour la même à Moscou

Trois ans après l’instauration des sanctions occidentales sur les produits de luxe, le marché russe n’a pas disparu. Il s’est transformé. Selon Morpheous Research, un cabinet qui mène des enquêtes financières sur des sociétés cotées et le Financial Times, les consommateurs russes les plus fortunés continuent d’acheter des marques européennes, mais à des prix nettement supérieurs que ceux pratiqués dans l’Union européenne. Un luxe plus discret et plus cher, mais toujours accessible.

Tsum, Moscou © Tsum, Moscou

Depuis 2022, l’Union européenne interdit l’exportation vers la Russie de biens de luxe dont la valeur dépasse 300 euros par article au prix de gros. Caviar, truffe chevaux de race, mode maroquinerie, horlogerie ou champagne… mais, dans les faits, la réalité est plus nuancée. À Moscou, le grand magasin Tsum, institution du luxe local, continue d’afficher une offre abondante de marques européennes à l’image de Gucci, Saint Laurent, Valentino, Bottega Veneta, Burberry, Chloé ou encore Dolce & Gabbana qui figurent toujours en bonne place dans son catalogue en ligne.

Tsum, Moscou © Tsum

Une situation que les professionnels du secteur décrivent comme un « secret de polichinelle », selon un dirigeant du luxe cité par le Financial Times.

Ce luxe sous sanctions a toutefois un coût. Pour en mesurer l’ampleur, le Financial Times a analysé près de 600 articles vendus chez Tsum, en les comparant à des produits équivalents proposés par des détaillants en France et en Italie. Le constat est sans appel: un panier moyen de 1. 229 euros en Europe, contre 2.626 euros à Moscou.

Autre exemple avec les montres haut de gamme qui se vendent en moyenne près de deux fois plus cher en Russie qu’en Occident: un modèle affiche ainsi un prix de 17.700 euros contre 33.100 euros pour le même vendu à Moscou.Les sacs à main, eux, concentrent les marges les plus élevées, avec des prix dépassant fréquemment les 5.000 euros pour des modèles proposés autour de 2.000 euros dans l’Union européenne.

Circuits parallèles et réexportations: zoom sur le cas Brunello Cucinelli

Le cadre réglementaire européen interdit la vente directe à la Russie de produits de luxe dépassant le seuil fixé (300 euros), mais autorise leur commercialisation auprès d’acheteurs situés dans des pays tiers. Résultat: une part croissante des articles de luxe est d’abord vendue en Turquie, aux Émirats arabes unis ou en Chine, avant d’être réexportée vers la Russie. Sur le plan juridique, ce mécanisme place les marques dans une zone de conformité formelle. Sur le plan économique, il crée une prime de contournement que le consommateur russe assume intégralement.

Brunello Cucinelli © Brunello Cucinelli

Illustration avec la marque Brunello Cucinelli qui a attiré l’attention de Morpheus Research. Dans une étude publiée en septembre 2025, Morpheus ne reproche pas à la maison italienne de contourner directement les sanctions, mais s’interroge sur la réalité de son retrait du marché russe. Le rapport souligne que les produits Brunello Cucinelli restent facilement accessibles en Russie, notamment via des grands magasins moscovites comme Tsum

L’étude insiste également sur le rôle des réexportations via des pays tiers, en particulier la Turquie, qui permettraient à des articles plus coûteux d’arriver en Russie sans passer directement par l’Union européenne. Selon Morpheus, cette situation crée avant tout un risque de perception et de réputation, plus qu’un risque juridique immédiat. La publication du rapport avait contribué à une baisse du titre Brunello Cucinelli en Bourse, en ravivant les interrogations des investisseurs sur l’exposition réelle du groupe à la Russie.

Pour mieux comprendre comment ces produits parviennent réellement sur le marché russe, il faut se tourner vers les distributeurs locaux, qui jouent un rôle central, à l’image du groupe Mercury, fondé dans les années 1990, principal distributeur de luxe en Russie et propriétaire de Tsum, du centre commercial DLT ou encore de la zone résidentielle de luxe Barvikha Luxury Village.

Selon le Financial Times, les données douanières montrent que Mercury importe directement depuis l’Union européenne des produits dont la valeur déclarée reste inférieure au seuil réglementaire. En parallèle, des opérateurs logistiques spécialisés, comme Global Style Import, assurent l’acheminement de pièces plus coûteuses via des pays tiers, souvent à des prix largement supérieurs aux standards européens.

Un marché du luxe russe en pleine mutation

A noter que la marque italienne Brunello Cucinelli, experte du style « quiet luxury », rejette avec force ces accusations et affirme, dans un communiqué de presse: « opérer en Russie dans le strict respect des sanctions européennes ». La maison indique que les produits aujourd’hui proposés correspondent soit à des articles expédiés légalement dans les limites fixées par l’UE, soit à des stocks livrés avant l’entrée en vigueur des sanctions. Le groupe précise également maintenir une présence limitée, notamment via un service d’assistance sur demande dans son showroom, afin de continuer à assurer le paiement des salaires et des loyers locaux.

Pour les consommateurs russes, le luxe occidental est donc devenu plus rare, plus complexe à obtenir, mais loin d’être impossible. Comme le résument l’enquête du Financial Times et l’étude de Morpheus Research, les sanctions n’ont pas fait disparaître le luxe en Russie: elles ont simplement redessiné sa géographie, ses marges et ses règles.

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Incendie en Suisse, à Crans-Montana : le dernier bilan fait état de 40 personnes tuées et 119 blessées, des « bougies et des feux de Bengale » au cœur de l’enquête

« On fera tout notre possible pour aider l’enquête », a déclaré Jacques Moretti, le propriétaire du bar, à 20Minutes.ch

Le bar de la station de ski suisse de Crans-Montana avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et « tout s’est fait dans les normes », a assuré son propriétaire et gérant dans la presse suisse.

L’entrée du Constellation, à Crans-Montana, dans les Alpes suisses, le 2 janvier 2026. MAXIME SCHMID/AFP

« On fera tout notre possible pour aider l’enquête », a déclaré Jacques Moretti à 20Minutes.ch, qui l’a brièvement rencontré dans sa maison de Lens, village voisin de Crans-Montana. Il s’est également rapidement entretenu avec le quotidien La Tribune de Genève, à qui il a assuré que l’établissement avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et que « tout s’est fait dans les normes ».

Le couple de gérants a été entendu par les enquêteurs mais « à titre de personnes appelées à donner des renseignements », ce qui signifie qu’ils n’ont pas été placés en garde à vue ou mis en examen, selon la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. Ils ont été notamment été interrogés sur la disposition des lieux, les travaux de rénovation et la capacité d’accueil du bar.

D’après les informations des médias, Jacques Moretti ne se trouvait pas au Constellation lors de l’incendie dévastateur, mais dans l’un des deux autres établissements du couple. Sa femme Jessica Moretti, présente sur les lieux lors de l’incendie, a été légèrement blessée, mais a pu rentrer chez elle. « Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal », assure Jacques Moretti.

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« Quelqu’un de très apprécié dans le vestiaire »: le FC Metz très touché par la situation de Tahirys Dos Santos, grièvement blessé dans l’incendie de Crans-Montana

Jeune joueur du FC Metz, Tahirys Dos Santos (19 ans) a été grièvement blessé dans l’incendie de Crans-Montana dans la nuit du réveillon du Nouvel An. Présents en conférence de presse ce vendredi, Gauthier Hein et Stéphane Le Mignan lui ont témoigné leur soutien.

Le FC Metz débute son année dans un contexte pesant. Opposé à Lorient ce dimanche en Ligue 1 (17h15) pour son premier match de 2026, le club lorrain a appris, jeudi 1er janvier, que l’un de ses jeunes joueurs faisait partie des personnes blessées dans l’incendie de Crans-Montana. Tahirys Dos Santos (19 ans) a été transporté dans un hôpital pour grands brûlés à Stuttgart, en Allemagne.

« Avant de parler du match de Lorient, j’aimerais dire que toute l’équipe est très concernée par ce qu’il se passe », a confié Gauthier Hein, son coéquipier, en conférence de presse ce vendredi. « On est tous derrière Tahirys et sa famille. On a une grosse pensée pour eux. On attend des éléments pour savoir comment il va, son évolution. Mais on a une grosse pensée pour lui et ses proches. »

« Les plus jeunes sont un peu au courant de ce qu’il se passe, ils se tiennent au courant et on leur demande des nouvelles », a poursuivi le Messin. « C’est une situation difficile qui nous rend humble par rapport au football. On se rend compte que tout peut aller très vite. Pour les joueurs, ce n’est pas évident à gérer. On espère une évolution positive. C’est quelqu’un très apprécié dans le vestiaire, il s’est entraîné pas mal de fois avec nous. C’est un bon joueur et une bonne personne. C’est un bon mec. Il ne mérite pas ce qui lui arrive aujourd’hui. »

Le Mignan: « Un joueur exemplaire qui avait le capitanat avec la réserve »

« On est tous très choqués, c’est très difficile à vivre pour lui », a appuyé son coach, Stéphane Le Mignan. « C’est un joueur exemplaire qui avait le capitanat avec la réserve assez logiquement. Il a des qualités techniques avec son pied gauche. Il peut jouer latéral gauche et défenseur central. À chaque fois qu’il vient s’entraîner avec nous, il est à la hauteur et au niveau. Il arrive à bien absorber ce qu’on lui dit et il progresse. C’est pour ça qu’il était nous sur le match de Coupe de France (le 20 décembre en 32e de finale contre Biesheim, NDLR). »

Âgé de 19 ans, Tahirys Dos Santos bénéficie d’un contrat stagiaire au FC Metz. Il a effectué plusieurs apparitions dans le groupe pro, sans jamais entrer en jeu. Présent dans l’établissement de nuit de Crans-Montana où un terrible incendie s’est déclaré la nuit du réveillon du Nouvel An, il fait partie des très nombreuses victimes (une quarantaine de morts, environ 115 blessés) du drame.

« Les dernières nouvelles que j’ai eues datent de ce (vendredi) matin, de la maman et du papa du Tahirys qui ont roulé toute la nuit pour se rendre au chevet de leur fils », a confié son agent, Christophe Hutteau, ce vendredi sur BFMTV. « Je ne peux pas vous dire qu’il va bien parce qu’il souffre terriblement. Il est brûlé à hauteur de 30% sur son corps. Le point positif se situe au niveau des poumons qui avaient été touchés: la capacité respiratoire s’est considérablement améliorée depuis hier (jeudi) matin. »

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Neige, verglas et une « sensation de froid très marquée » : près de 80 départements en vigilance jaune ce week-end

L’année 2026 démarre fraîchement. L’épisode hivernal qui concerne le pays depuis plusieurs jours se poursuit et s’étend. Au total, 62 départements sont placés en vigilance jaune vendredi soir, et 79 le seront dès samedi minuit jusqu’à dimanche minuit, la plupart pour des alertes concernant la neige et le verglas et/ou un épisode de « grand froid », a annoncé Météo-France dans son dernier bulletin émis vendredi à 16 heures.

62 départements en vigilance jaune

Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique par département.

Mise à jour le 2 janvier 2026 à 16 heures, valable jusqu’au 3 janvier 2026 à 23 h 59.

Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.

Un épisode de neige devrait concerner le nord-est du territoire dès vendredi soir, plus particulièrement les sommets des Vosges et la plaine d’Alsace. « Les derniers jours ont été très très froids. Ce qui va tomber va tenir au sol, il n’y aura pas de phénomène de fonte. Il va y avoir un saupoudrage généralisé. Cela concerne la partie en relief et la partie plaine », précise auprès de France 3 Grand Est Julien Lamouret, directeur système de Predict Services, filiale de Météo-France.

La « sensation de froid sera très marquée du Grand Est à la région Auvergne-Rhône-Alpes », complète Météo-France. Côté températures, le thermomètre devrait descendre jusqu’à − 3 à Aurillac (Auvergne-Rhône-Alpes) cette nuit et samedi matin, et il ne fera pas plus de 2 degrés à Lyon, 3 degrés à Paris et 5 à Marseille samedi après-midi. Retrouvez tout le détail ville par ville sur notre portail météo en suivant ce lien.

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Une conséquence du shutdown: la sortie du smartphone de Donald Trump est une nouvelle fois repoussée et l’appareil pourrait finalement ne pas être « 100% américain »

Trump Mobile a annoncé un retard des livraisons du T1 Phone, lié au récent shutdown qui a paralysé une partie des administrations fédérales du gouvernement américain.

Nouveau retard pour le smartphone de Donald Trump. Baptisé « T1 Phone », ce téléphone présenté comme « fièrement américain » devait initialement sortir en août, avant d’être repoussé à octobre, puis fin 2025. Mais les personnes qui l’ont précommandé, payant une avance de 100 dollars, devront attendre encore un peu avant d’avoir ce smartphone couleur or entre les mains.

Car Trump Mobile, l’entreprise lancée par la Trump Organization, a retardé les livraisons, a révélé le Financial Times. Un délai supplémentaire qu’elle justifiie par le récent shutdown, qui a été la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire aux États-Unis. Les premiers exemplaires du T1 Phone pourraient être expédiés entre mi et fin-janvier, a fait savoir le service client de l’entreprise auprès du magazine Fortune.

Un projet douteux

Ce nouveau retard alimente les doutes autour de ce projet annoncé en juin. Proposé à 499 dollars, le T1 Phone avait initialement été présenté comme « 100% américain » avec une fabrication entièrement opérée aux États-Unis. Une promesse difficile à tenir et sur laquelle l’entreprise familiale de Donald Trump a rapidement fait marche arrière.

Toute mention d’une conception outre-Atlantique a été supprimée, Trump Mobile avançant seulement que le téléphone sera « fièrement américain », avec « des mains américaines derrière chaque appareil » pour le design. D’autres informations, comme la taille de l’écran ou la Ram, ont aussi été modifiées.

En attendant le T1 Phone, l’entreprise vend depuis quelque temps des smartphones d’occasion, qui ont été reconditionnés pour « offrir des performances exceptionnelles, un design élégant et des fonctionnalités puissantes ». Le tout à un prix qui n’est pas excessif, assure Trump Mobile. Mais ils ne sont pas les plus abordables non plus. L’iPhone 15 de seconde main est par exemple vendu à 629 dollars, là où Apple propose encore son iPhone 16, lancé en 2024, à… 699 dollars aux États-Unis.

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A Lausanne, toutes les nuances du mystérieux peintre Félix Vallotton

Félix Vallotton, « Cinq heures » (1898). Détrempe sur carton, 35,6 × 58,2 cm. COLLECTION PARTICULIÈRE/PETER SCHÄLCHLI

Les Suisses ont vu grand pour le centenaire de la mort de Félix Vallotton (1865-1925). Le Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) de Lausanne, sa ville natale, organise la plus importante rétrospective qu’on lui a jamais consacrée : 250 œuvres – dont de nombreux prêts de collections privées – sur deux étages et 1 400 mètres carrés. Même si Vallotton a quitté Lausanne pour Paris à l’âge de 16 ans et y a fait l’essentiel de sa carrière, la ville vaudoise a l’heureux privilège de disposer dans les collections du MCBA d’un ensemble exceptionnel d’œuvres, mais aussi d’une fondation qui lui est consacrée et conserve ses archives.

C’est dire que le regard porté par les commissaires, Catherine Lepdor (pour le musée) et Katia Poletti (pour la fondation), s’appuie sur une base extrêmement solide, qui manquait sans doute aux précédentes expositions : on croyait connaître l’artiste, on en découvre toutes les nuances et la complexité. Et surtout, on aborde ici la totalité de l’œuvre, peintures, gravures, dessins en tout genre : il va jusqu’à s’essayer, anonymement, aux dessins de mode ! L’activité est certes lucrative, mais elle rejaillit aussi sur l’ensemble de son travail, le vêtement étant un marqueur social.

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Will Smith visé par une plainte pour harcèlement sexuel déposée par un violoniste


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Un homme condamné à six mois de prison ferme pour l’achat d’une poupée « pédopornographique »

Un homme de 56 ans a été condamné vendredi 2 janvier à Aix-en-Provence à six mois ferme sous bracelet électronique, pour avoir commandé une poupée sexuelle d’apparence enfantine, en pleine polémique sur la vente de ce type d’objets par des plateformes chinoises.

« Je n’ai pas de tendances pédophiles », « je n’ai aucune attirance sexuelle pour les enfants », a assuré le prévenu à l’audience, un électromécanicien de 56 ans. Pressé par l’avocat de la partie civile, l’association Parole d’enfant, sur un potentiel usage de la poupée pour se masturber, évoqué lors d’un interrogatoire de police, il admet avoir « effectivement envisagé cette possibilité ».

L’affaire avait débuté quand des employés d’une société de livraison avaient alerté la gendarmerie de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) sur la découverte, dans un colis en provenance de Chine, d’une poupée de ce type. Il avait passé commande sur Hydoll.fr, un site spécialisé dans la vente de poupées sexuelles appartenant à une compagnie hongkongaise et librement accessible en France.

Mais pour lui, ce « mannequin articulé » devait lui servir à s’entraîner pour donner des cours, évoquant son « rêve » de devenir enseignant, il souhaitait une telle poupée pour se filmer « et faire l’autoévaluation de [sa] manière d’être quand [il] parle. »

Face à ses dénégations, la présidente du tribunal correctionnel est revenue plusieurs fois à la charge, évoquant « une poupée sexuelle d’apparence infantile » avec « un orifice au niveau des parties génitales pour pouvoir être pénétrée ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Derrière le scandale des poupées sur Shein, la modération approximative des autres « marketplaces »

Et le tribunal de rappeler que l’homme, deux fois divorcé, avait déjà été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir sexuellement agressé une de ses filles, qui avait évoqué des « attouchements sexuels » et une pénétration avec des doigts. Des images « pédopornographiques » avaient également été retrouvées sur son ordinateur – parfois « des gosses qui font des fellations ».

Il a été finalement reconnu coupable « d’importation » et de « tentative de détention » de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et condamné à dix-huit mois de prison dont six mois ferme. Les douze autres mois sont assortis d’un sursis probatoire, conditionné par une obligation de se soigner.

Il écope également d’une interdiction d’exercer toute profession en contact avec des mineurs pendant cinq ans. Et d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Le parquet avait requis douze mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins psychiatriques.

Obligation de se soigner

Pour le procureur, le mannequin mesure 1,3 mètre – « la taille d’un enfant » –, donc « il ne s’agit absolument pas d’une poupée banale ». « Le danger, c’est que vous puissiez éventuellement passer à l’acte avec de vrais enfants », a-t-il mis en garde.

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Dans les procédures « mettant en cause des pédocriminels » environ 50 % d’entre eux « avant de passer à l’acte sur des enfants de chair et d’os, avaient déjà fait l’acquisition » de poupées pédopornographiques, a estimé Joanny Moulin, l’avocat de l’association Parole d’enfant.

« On est dans une polémique Shein, et donc justice de l’instantané, justice de l’émotion », a de son côté regretté l’avocat du mis en cause, Me Nicolas Perrin, lors de sa plaidoirie. Il a précisé aux journalistes que son client ne savait pas encore s’il allait faire appel.

L’affaire dans les Bouches-du-Rhône était survenue en pleine polémique autour de la commercialisation de poupées sexuelles à l’apparence enfantine par des plateformes chinoises, librement accessibles dans toute la France.

Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées sur les plateformes Shein et AliExpress ont ensuite été interpellées lors d’un coup de filet mi-décembre. Parmi elles, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes, le 15 décembre à deux ans de prison ferme et une obligation de soins.

Les chefs d’accusation comprenaient l’acquisition et la détention d’objets pédopornographiques, mais il a aussi été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une mineure de 8 ans. Mardi, un autre homme doit être jugé pour une affaire similaire à Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Le scandale des poupées Shein expliqué en cinq questions

Le Monde avec AFP

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Guerre en Ukraine: Volodymyr Zelensky choisit le chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov pour diriger son cabinet

Le précédent directeur de cabinet avait quitté son poste fin novembre, après un scandale de corruption au sein du gouvernement.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce vendredi 2 janvier avoir choisi le chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov, réputé pour avoir orchestré de retentissantes opérations contre la Russie, pour diriger son administration.

« J’ai rencontré Kyrylo Boudanov et lui ai proposé de prendre la tête du cabinet présidentiel », a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.

Le précédent chef de son administration, Andriï Iermak, très influent, avait quitté son poste fin novembre à la suite d’un scandale de corruption au sein du gouvernement.

>> Plus d’informations à venir sur BFMTV.com…

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Strasbourg, OL, Nice… La multipropriété en Ligue 1, une histoire décidément compliquée

Modèle de plus en plus répandu en Europe et en Ligue 1, la multipropriété a déjà affiché ses limites dans les rangs de Nice ou Lyon, alors qu’un départ de Liam Rosenior en pleine saison du côté du Raing risquerait de renforcer encore plus la défiance des ultras strasbourgeois vis-à-vis de ce système.

Quel sera l’accueil de la Meinau ? Après deux déplacements à Nice en championnat et Avranches en Coupe de France, Strasbourg retrouvera son public le 18 janvier avec la réception du voisin messin. Avec possiblement un nouveau visage sur son banc. Et un contexte brûlant. Car avec l’éviction d’Enzo Maresca à Chelsea, actée le jour du Nouvel An, Liam Rosenior se retrouve cité comme le favori numéro un pour s’installer sur le banc du « grand frère » londonien. Forcément, un départ du technicien anglais en plein cœur de la saison, alors même que son groupe lutte pour les places européennes tout en visant le meilleur parcours possible en Ligue Conférence, donnerait raison à ceux qui voient en Strasbourg une simple pépinière de la maison-mère de BlueCo dans son schéma de multipropriété.

« C’est comme ce que peut faire Red Bull en Formule 1, avec des changements de pilotes en pleine saison. C’est comme ça qu’ils réfléchissent. Pour eux, Strasbourg, c’est secondaire. C’est secondaire ! », synthétisait notre consultant Kévin Diaz, jeudi, dans l’After Foot. Un changement de coach risquerait aussi de tendre davantage les relations avec les ultras alsaciens, en froid avec leur direction depuis le rachat du Racing mi-2023 par l’ambitieux consortium américain. En septembre, ils avaient déjà très mal vécu de voir leur capitaine Emanuel Emegha s’afficher tout sourire avec le maillot… des Blues. « Le summum de l’indignité », avaient alors grincé plusieurs groupes de supporters, lassés de voir leur club être « utilisé comme une réserve spéculative » et « destiné à accumuler des joueurs surpayés pour en tirer une plus-value ou alimenter Chelsea ».

L’engagement d’Ineos à Nice remis en cause

Au sein d’une Meinau fracturée depuis de longs mois, il faudrait aussi surveiller en cas de départ de Rosenior l’attitude des pro-BlueCo, jusqu’à présent séduits par ces recrues achetées pour plusieurs millions d’euros, le style proposé par Rosenior et les bons résultats symbolisés par le retour des soirées européennes. Pourraient-ils à leur tour se retourner contre leurs dirigeants ? Cette défiance vis-à-vis de l’actionnaire se ressent également dans les rangs de l’OGC Nice, où ils sont nombreux à s’interroger sur l’engagement d’Ineos, arrivé aux commandes du club en 2019 et dont le manque de lisibilité dans sa stratégie multiclubs pose pour le moins question. La priorité et les investissements du groupe de pétrochimie sont-ils uniquement tournés vers Manchester United, avec pour seul objectif de redonner à ce monument en lambeaux les moyens de retrouver les sommets de la Premier League ?

Multipropriété : discussion autour de l’identité dans le foot et les illusions qui vont avec… – 21/09

Ce sentiment a pu être renforcé par les déclarations en début d’année de Jim Ratcliffe, qui a directement égratigné l’OGCN dans la presse : « Je n’aime pas particulièrement aller voir Nice. Il y a de bons joueurs mais le niveau de football n’est pas assez élevé pour que je m’enthousiasme. » C’était avant même que le club ne s’enfonce dans une vaste crise, avec neuf défaites de rang toutes compétitions confondues entre début novembre et mi-décembre 2025, des résultats terriblement honteux sur la scène européenne, des joueurs physiquement pris pour cible par des supporters, et des questions sans réponse autour de l’intérêt d’Ineos pour son club du Sud. Début décembre, dans un communiqué annonçant leur boycott de l’Allianz Riviera, les ultras de la Populaire Sud n’avaient pas épargné ces « actionnaires visibles seulement par leur nom sur les murs du centre de formation devenu maison INEOS où l’identité de notre club ne persiste plus » et ces « dirigeants qui cautionnent tout ça sans rien faire ».

L’OL a eu le temps de déchanter

Finalement parti fin décembre, et remplacé par le revenant Claude Puel, Franck Haise a eu le temps d’enrager ces dernières semaines en constatant le désintérêt d’Ineos pour le Gym, et le manque de moyens alloués pour redresser un projet devenu bancal. À Lyon, la multipropriété n’a pas non plus eu droit à une très bonne publicité l’été dernier avec la relégation en Ligue 2 prononcée par la DNCG. Plongé dans une situation inédite, l’OL a finalement été maintenu en L1 et John Textor – qui aura tant irrité le gendarme du foot français avec son système de multipropriétés peu lisible (Molenbeek, Botafogo…) – a été poussé par ses administrateurs à quitter la présidence de l’OL, tout en restant à la tête de la maison mère, Eagle Football Holding (EFH). Avec la prise de pouvoir de la milliardaire américaine Michele Kang, actionnaire d’Eagle aux méthodes bien différentes, les supporters lyonnais ont quelque peu retrouvé le sourire et des raisons d’espérer, séduits par un début de saison convaincant sportivement. Sans relâcher leur méfiance vis-à-vis de ce modèle opaque de la multipropriété.

« Quand les droits TV s’effondrent, que la billetterie ne suffit pas, et quand les dépenses pour un club européen sont trop élevées, je n’ai pas de solution : je l’ai eue avec la multipropriété », s’était défendu Textor en décembre dernier chez Rothen s’enflamme, en réponse au sujet des « transferts fantômes » entre Botafogo et l’OL, se disant toujours convaincu que ce système représente plus une chance qu’un poison dans le milieu du football. Ce n’est pas l’avis du député Eric Coquerel, qui a présenté en septembre une proposition de loi soutenue par des élus de tous bords visant à interdire la multipropriété des clubs de football professionnels en France. Si le code du sport interdit la multipropriété de clubs français, le député Insoumis veut aller plus loin en interdisant désormais à un propriétaire de posséder un club français et une équipe étrangère, une pratique qui concerne près d’un tiers des clubs de football en Europe. En France, dix des 18 clubs de Ligue 1 et sept des 18 engagés en Ligue 2 « sont intégrés dans des structures multipropriétaires ».

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