Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement au Sénat, à Paris, le 26 novembre 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP
La majorité de droite et du centre au Sénat s’est opposée, vendredi 28 novembre, à l’idée d’un emprunt « forcé » auprès des plus riches, dernière proposition socialiste pour trouver des recettes sur le budget après l’échec de plusieurs autres pistes de justice fiscale comme la taxe Zucman.
Le dispositif, proposé par un amendement du président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, vise à instaurer un « emprunt obligatoire d’une durée de cinq ans », à taux zéro, pour environ 20 000 des contribuables les plus aisés.
Ces derniers seraient donc remboursés à terme par l’Etat, mais sans les intérêts qu’ils auraient pu obtenir s’ils avaient placé cet argent ou s’ils l’avaient investi. « On demande aux plus fortunés de nos concitoyens, les 0,05 % de contribuables qui sont visés par ces amendements, de contribuer à ces politiques publiques dans un élan de patriotisme fiscal », a justifié M. Kanner. Le rapporteur général du budget (Les Républicains, LR) Jean-François Husson a balayé cet « objet qui arrive un peu comme une météorite » et fait « très amateur ».
De son côté, la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, a rappelé que, contrairement à 1983, quand un précédent emprunt forcé avait eu lieu, « la France aujourd’hui n’a pas de difficultés pour lever de l’argent ». Cet emprunt n’est donc « pas un enjeu de liquidités pour l’Etat », mais cela peut être « un enjeu de cohésion nationale, et donc de contribution d’un certain nombre de ménages » aux « grands défis du moment, par exemple sur la défense », a-t-elle reconnu. Mais la ministre a « deux difficultés » avec l’amendement socialiste : « la première, c’est doit-on le faire de manière forcée ? Et deuxièmement, doit-on le faire sans aucune rémunération ? », s’est-elle interrogée, en suggérant une rémunération autour de celle du Livret A, à 1,7 %.
Face à ces critiques, M. Kanner a fini par retirer son amendement à l’issue des débats, se félicitant cependant d’avoir « ouvert une porte ».
Le prêtre Jacques Delfosse, qui a exercé dans le Nord et le Val-de-Marne entre les années 1960 et 1990, a fait l’objet de nouveaux signalements entre 2019 et 2021. Après enquête, « La Voix du Nord » estime le nombre total de ses victimes à au moins une cinquantaine.
Plusieurs enquêtes sont en cours après de nouvelles plaintes pour viol sur mineur visant un prêtre octogénaire, déjà condamné en 2007 pour des faits similaires, a appris l’AFP des parquets de Lille et d’Evry, confirmant des informations de La Voix du Nord.
« Il y a des enquêtes qui ont été classées sans suite du fait de la prescription, d’autres enquêtes qui sont en cours », a déclaré jeudi sur Instagram le procureur de Lille, Samuel Finielz, sans plus de précision.
S’adressant à de potentielles victimes qui n’auraient pas déposé plainte, Samuel Finielz les a invitées à ne pas hésiter à le faire, car « même si les faits sont prescrits, on fait faire des enquêtes ».
De son côté, le parquet d’Evry a confirmé mercredi à l’AFP qu’une enquête était « en cours des chefs de viols et agressions sexuelles sur mineur commis dans les années 1990 ».
Un prêtre déjà condamné
Selon le quotidien régional La Voix du Nord, deux nouvelles plaintes ont été déposées en 2023 et 2024 à l’encontre de Jacques Delfosse, prêtre catholique ayant exercé dans le Nord puis le Val-de-Marne entre 1964 et 2000.
Les deux plaignantes, que le journal a rencontrées, accusent le religieux de violences sexuelles à leur encontre quand elles avaient 12 ans, l’une en 1988 et l’autre en 1997.
Le journal a interrogé d’autres personnes affirmant avoir été agressées sexuellement par Jacques Delfosse, estimant le nombre total de ses victimes à au moins une cinquantaine de mineurs entre les années 1960 et 1990.
Jacques Delfosse avait été condamné en 2007 à cinq ans de prison, dont six mois ferme, pour avoir violé deux adolescentes de moins de 15 ans dans les années 1980 quand il était aumônier à Roubaix (Nord).
Une cinquantaine de victimes
L’enquête qui avait abouti à ce procès devant les assises du Val-de-Marne avait permis d’identifier 37 victimes, mais seules deux d’entre elles étaient concernées par des faits non prescrits.
« Ce terrible drame nous met, une fois de plus, en garde contre le cynisme de la perversion, le manque de discernement dans l’adulation, la complicité du silence et les déficiences dans le suivi », a réagi l’archevêque de Lille Monseigneur Laurent Le Boulc’h dans un communiqué publié cette semaine, exprimant sa « profonde compassion » pour les victimes de Jacques Delfosse.
Entre 2019 et 2021, quatre nouveaux signalements ont été portés à la connaissance du diocèse de Lille et transmis au procureur de la République en 2022, « pour des faits de viols aggravés et agressions sexuelles sur mineurs dans les années 1980 et 1990 », est-il précisé dans ce même communiqué.
A la demande de Mgr Le Boulc’h, la justice canonique, interne à l’Eglise catholique, a déchu en septembre Jacques Delfosse de son état de prêtre.
La comédienne, très investie dans la cause des violences faites aux femmes, a réagi aux chiffres récents des féminicides en France auprès de BFMTV. « Je ne suis pas très optimiste concernant la condition des femmes », déplore Muriel Robin.
« Les pouvoirs publics ne font pas assez puisque les chiffres sont là », réagit Muriel Robin, très investie dans la cause des violences faites aux femmes.
En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Un chiffre alarmant, en hausse de 11% sur une seule année. Selon un récent comptage du collectif « Nous Toutes », 153 féminicides ont été recensés dans notre pays depuis le début de l’année.
« Avec un milliard d’euros en Espagne, les chiffres ont diminué de moitié », rappelle par ailleurs la comédienne. Ce pays est souvent cité en exemple en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. En 2004, les députés ont voté à l’unanimité la loi de protection intégrale contre les violences conjugales. Depuis, de l’autre côté des Pyrénées, le nombre de féminicides a chuté de 35% en 20 ans, indiquent nos confrères de TF1. « En France, on coupe les sous », estime Muriel Robin en réponse aux récents chiffres.
« Je le vis très mal »
« Je voudrais donner une image: alignez 120 femmes contre un mur, mettez 120 hommes en face armés; et ‘à trois’ les 120 hommes tirent et les 120 femmes tombent au sol, mortes », poursuit la comédienne, engagée auprès de la Fondation des femmes depuis des années.
« C’est ce qui se passe dans notre pays. C’est un peu décalé dans le temps, c’est tous les trois jours », insiste-t-elle. « Je pense qu’avec l’image que je vous ai donnée, les gens au pouvoir doivent normalement dire: ça c’est arrivé une fois, mais ça n’arrive pas deux fois dans notre pays. On ne peut pas être dans un pays où il se passe ça. Eh bien pourtant, ça se passe. »
Poignardée malgré 5 plaintes: le glaçant féminicide d’Inès Mecellem
Muriel Robin, qui a incarné le rôle de Jacqueline Sauvage, une femme condamnée puis graciée pour avoir tué son mari violent, espère interpeller, faire réagir. « Si certains m’entendent et peuvent se mettre cette image en face des yeux », dit-elle à BFMTV. « Moi je suis dans un pays où il se passe ça, et je le vis très mal. J’ai un peu honte. »
La comédienne ne cache d’ailleurs pas son pessimisme. « Il faut avoir la foi, il faut y croire. On trouve que ça ne va pas assez vite. Les femmes meurent », rappelle Muriel Robin qui assurait la présentation de Nos Voix Pour Toutes le 19 novembre dernier, un concert solidaire pour défendre les droits des femmes organisé par la Fondation des femmes.
« La confiance est écornée »
« Moi, profondément, je ne suis pas très optimiste concernant la condition des femmes. Il faudra se réjouir que les chiffres n’augmentent pas. Quand on en est là, c’est sûr que la confiance est écornée. J’ai envie d’y croire mais la sauce est un peu amère. »
« Pour les gens, il n’y a pas d’urgence… il faut vraiment une justice plus rapide pour que les femmes aient confiance et qu’elles puissent partir de chez elles. La confiance, c’est la clé », indiquait-elle sur notre antenne.
La comédienne avait également exprimé sa tristesse après la mort de Jacqueline Sauvage. « Elle est devenue un symbole et elle m’a passé quelque chose, pour que je devienne la voix de toutes ces associations qui travaillent sans relâche avec peu de moyens, avec des promesses rarement tenues, qui se battent comme des lionnes pour sauver des vies », avait déclaré Muriel Robin.
Ali Iyad Al-Saadi, originaire du village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, qui été attaqué dans la nuit par l’armée israélienne. A l’hôpital Al-Mouwasat de Damas, le 28 novembre 2025. LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
Allongé dans une chambre de l’hôpital universitaire Al-Mouwasat, à Damas, un bras dans le plâtre, Ali Iyad Al-Saadi relate sa confrontation avec les forces israéliennes dans son village de Beit Jinn, à 40 kilomètres au sud-ouest de la capitale syrienne, dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 novembre. « A 2 heures du matin, les forces israéliennes sont arrivées, quatre voitures civiles, et un tank en appui. Elles ont arrêté trois jeunes, des civils, raconte le Syrien de 21 ans, longue barbe noire et bonnet sur la tête. Avec d’autres jeunes, on a essayé de les en empêcher, mais nous n’avions que des armes légères. Les Israéliens ont commencé à bombarder le village avec des drones, des tanks et de l’artillerie, notamment la mosquée, où des gens étaient réfugiés. »
Treize Syriens, dont des femmes et des enfants, ont été tués, et 24 autres blessés durant l’incursion israélienne dans cette localité située au pied du mont Hermon, selon les médias officiels syriens. L’armée israélienne a fait état d’une incursion « de routine » suivied’un échange de tirs, et indiqué que six de ses soldats avaient été blessés, dont trois grièvement. « On a été réveillés par les tirs à 3 heures du matin. Il y avait 20 véhicules israéliens, les tanks n’étaient pas loin, et des drones. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Ils ont tué une famille entière en bombardant sa maison : un père, une mère et leurs deux enfants. Tous les habitants ont fui », raconte Firas Zaher, 41 ans, dont le beau-frère, Iyad, a été blessé par un éclat d’obus en sortant de chez lui.
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D’ici 2030, les opérateurs devront tous débrancher leurs clients ADSL au profit de la fibre optique. Une opération inédite par son ampleur que le directeur général de Free, Nicolas Thomas, détaille pour Tech&Co.
D’ici 2030, le réseau cuivre historique fera officiellement ses adieux. Mais les opérateurs ont déjà procédé à la coupure de l’ADSL dans de nombreuses communes, notamment en début d’année 2025, tandis que de nouvelles salves sont attendues dès le début 2026.
Un moment clef rendu obligatoire par la vétusté du réseau, mais également pour sécuriser l’ensemble et porter les vitesses de connexion du haut au très haut débit grâce au déploiement de la fibre.
La fin de l’ADSL, un « chantier herculéen »
Tous les opérateurs vont y passer, notamment Orange, qui se charge de l’exploitation, tandis que les autres acteurs s’activent pour faire passer les derniers irréductibles au très haut débit. C’est le cas de Free, qui fut, un temps, l’un des principaux instigateurs de la popularité de l’ADSL en lançant il y a un peu moins de 25 ans une offre « triple-play » (TV, internet et téléphone), dynamitant au passage un marché où les forfaits étaient particulièrement contraignant et onéreux.
Preuve que celui qu’on a longtemps appelé le « trublion des télécoms » ne se repose pas sur ses lauriers, il vient de passer un cap important: celui des 4 millions de foyers éligibles à la fibre en Nouvelle-Aquitaine (soit 93% et 4.000 communes). La zone verra l’ADSL s’arrêter au tout début de l’année 2026.
Pour l’occasion, Tech&Co a rencontré Nicolas Thomas, directeur général de Free, qui revient sur ce qu’il décrit comme « un chantier herculéen », celui de la fibre, qui a démarré en 2006.
« Il s’agit de déployer une nouvelle infrastructure au niveau national, et aujourd’hui, vous avez 90% des foyers qui sont raccordables à la fibre. C’est assez génial en fait, car à part en Espagne, il n’y a pas d’autres pays européens qui sont aussi avancés que ça, » explique-t-il.
Pour réussir ce tour de force, Free a dépensé plus de 10 milliards d’euros, porté par l’Etat qui a proposé le plan France Très Haut Débit: « Il y a beaucoup de pays qui ne peuvent même pas envisager la fin du cuivre, » note-t-il.
85% des abonnés Free raccordable à la fibre optique
Au-delà des débits largement supérieurs à l’ADSL, la fibre est devenue nécessaire d’un point de vue technique. Elle est beaucoup plus résiliente que le vieux réseau cuivre déployé au début des années 70, et elle est également moins énergivore.
Autant dire que Free et les autres opérateurs s’y retrouvent aussi économiquement parlant: « Opérer deux réseaux en parallèle, ça n’a pas beaucoup de sens, d’autant plus que l’un d’eux est vieux, » estime Nicolas Thomas.
Mais Free peut aussi compter sur une clientèle bien précise. Si chez Orange, il faut faire avec un public plus âgé et rural du fait de son statut d’opérateur historique, Free est porté par des abonnés plus technophiles, et donc bien plus adepte des nouvelles technologies: « On a 7,5 millions d’abonnés box (Free est le second fournisseur d’accès français, ndlr) et 85% d’entre eux sont déjà en fibre optique. Il y a donc une bonne partie du chemin qui est déjà fait. »
Que faire des 15% restants? Fidèle à ses idées, Free n’a pas bousculé ses offres en refusant d’augmenter ses tarifs pour l’arrivée de la fibre: « Un abonné qui est aujourd’hui en ADSL a de très bonne chance d’avoir une box qui est compatible fibre optique, et le tout, sans augmentation. C’est du meilleur pour le même prix, » glisse Nicolas Thomas.
Un réseau de proximité pour personnaliser la prise en charge
Free observe néanmoins qu’il y a « assez peu » de réfractaires à la fibre optique, mais constate aussi que ceux qui n’y sont pas encore passés ne trouvent pas forcément l’utilité d’avoir du très haut débit, sans compter les résidences secondaires. « Il y a aussi la question d’abonnés qui s’inquiètent de l’inconnu et qui repoussent. »
L’opérateur estime « important » qu’une date ferme soit décidée car il s’agit d’un déclencheur: « Mes parents qui habitent dans une petite commune sont passés à la fibre, et en moins de 48h, tout s’était très bien passé, » ajoute le directeur général, et ce, alors qu’il s’agissait d’une maison où il est nécessaire de « tirer » la fibre de la rue vers le logement (contrairement à un immeuble où il faut raccorder le point d’entrée puis distribuer la fibre à tous les occupants).
Tout passe en amont par la communication. A l’instar d’Orange, comme vous l’avait révélé Tech&Co, Free passe par les mails et SMS, mais le fournisseur d’accès à internet fondé par Xavier Niel peut aussi compter sur des « équipes de proximité ». Elles sont 200 en France, et chaque salarié du groupe se charge d’une zone en particulier et peut se déplacer à domicile.
L’objectif est de personnaliser et personnifier le passage à la fibre optique. Les abonnés qui auraient des craintes peuvent ainsi s’adresser à une personne dédiée: « Ce qui se passe dans sa zone, il en devient d’une certaine manière responsable, et il y a donc ce sentiment d’appropriation qui est super important, en plus de créer un lien avec les abonnés. » En cas de problème aussi, les abonnés peuvent donc très rapidement avoir un interlocuteur.
Un tiers des effectifs de Free sont par ailleurs dédié à la fibre et sont déployés sur le terrain, en plus du réseau de boutique: « Les expérimentations qui ont été faites font qu’au moment des extinctions précédentes, il n’y avait plus que moins de 1% de nos abonnés qui n’avaient pas migré, » assure Nicolas Thomas.
Qui sont ces 1%? « Il s’agit le plus souvent de personnes ayant des résidences secondaires et qui sont donc absents la plupart du temps, on peut les traiter a posteriori. »
Une nouvelle bataille pour les FAI
Quand il s’agit de faire ses adieux à une technologie qu’il a aidé à populariser, Free n’a pas l’émotion du parent voyant un de ses enfants quitter la maison: « Free a toujours été en mouvement. La mission qu’on mène depuis le début, c’est rendre le numérique accessible au plus grand nombre, et il a grandement évolué depuis le début d’internet. On a vu une technologie naissante et on se l’est approprié en ayant une équipe en interne qui puisse s’en occuper. C’est ce qu’on a fait avec la fibre optique. »
Pas de petite larme au coin des yeux, l’opérateur est « optimiste » et même « ravi » de se lancer dans cette bataille au long cours.
Dans les prochains mois, le nombre de zones où le cuivre va s’arrêter va augmenter de manière exponentielle. L’occasion pour les opérateurs de montrer les muscles, et Free semble particulièrement attentif à cette concurrence renouvelée. Le gagnant de cette nouvelle manche dans l’internet fixe pourrait donc bien être la surprise des cinq prochaines années, d’autant plus à l’heure où SFR pourrait être vendu à la découpe.
Le logo S&P Global, sur des bureaux de l’entreprise, dans le quartier financier de New York, le 13 décembre 2018. BRENDAN MCDERMID/REUTERS
S&P Global Ratings (anciennement Standard & Poor’s) s’abstient sur la note de la France. Plus d’un mois après l’avoir inopinément abaissée, l’agence de notation n’a pas pris, vendredi 28 novembre dans la soirée, de nouvelle décision formelle sur la solvabilité du pays, confronté à des débats budgétaires à l’issue incertaine.
La note souveraine de la France est donc toujours A+, après avoir été abaissée d’un cran par l’agence américaine le 17 octobre, en avance sur le calendrier en guise d’avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu.
Le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, a dit prendre « acte de la décision [de S&P] de maintenir la notation française à A+ et la perspective stable », dans une réaction écrite.
S&P pouvait décider, vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou de modifier la note de la France, de maintenir ou de revoir la perspective dont celle-ci est assortie. A l’inverse, elle pouvait aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de procéder à la place à un examen semestriel de la situation française.
La décision de S&P était attendue dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes sur la capacité du Parlement à adopter, avant la fin de l’année, un budget 2026 susceptible de réduire le lourd déficit public.
« Incertitude considérable »
En un et demi, S&P avait dégradé deux fois la note française. L’agence avait pointé « l’instabilité politique » conduisant à une incertitude « élevée » sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7 % en 2026. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés.
En octobre, le ministre de l’économie avait déjà dit prendre « acte » de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2029 dans un contexte de croissance relativement résiliente.
En septembre, une autre grande agence de notation, Fitch, avait dégradé la note du pays en raison de ses finances dégradées, tandis que Moody’s lui avait donné un sursis en octobre, tout en abaissant la perspective à négative.
Le Sénat a commencé, jeudi, l’examen du projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale après l’échec de la commission mixte paritaire (composée de députés et de sénateurs) à trouver un terrain d’entente sur son contenu.
Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l’« incertitude considérable » entourant le projet de budget.
Une enquête a été réclamée ce vendredi 28 novembre par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme après une « apparente exécution sommaire » de deux Palestiniens par des policiers israéliens en Cisjordanie.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a réclamé vendredi une enquête « approfondie » après l' »apparente exécution sommaire » de deux Palestiniens par des policiers israéliens jeudi en Cisjordanie occupée, alors qu’ils semblaient être en train de se rendre.
« Nous sommes consternés par le meurtre odieux, hier, de deux Palestiniens par la police des frontières israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, dans une nouvelle apparente exécution sommaire », a déclaré devant la presse à Genève le porte-parole du Haut-Commissariat Jeremy Laurence.
« Le Haut-Commissaire (Volker Türk) exhorte à la tenue d’enquêtes indépendantes, rapides et approfondies sur les meurtres de Palestiniens et exige que les responsables de ces violations soient tenus de rendre des comptes », a-t-il ajouté.
Une « exécution sommaire »
Deux Palestiniens ont été abattus jeudi lors d’une opération conjointe de la police et l’armée israéliennes alors qu’ils étaient apparemment en train de se rendre à Jénine, bastion de groupes armés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie.
Des vidéos ayant largement circulé sur les médias sociaux montrent deux hommes sortir d’un bâtiment cerné par des soldats israéliens, les bras en l’air. On les voit ensuite se coucher à terre devant les soldats avant d’être redirigés vers l’intérieur du bâtiment. Des coups de feu retentissent. Les deux hommes gisent au sol.
L’Autorité palestinienne, qui a identifié ces Palestiniens de 26 et 37 ans, a dénoncé une « exécution sommaire » et accusé les forces israéliennes de « crime de guerre documenté et complet ». Dans un communiqué commun, l’armée et la police israéliennes (dont dépend l’unité des gardes-frontières) ont indiqué que « l’incident (était) en cours d’examen ».
« Les meurtres de Palestiniens par les forces de sécurité israéliennes et les colons en Cisjordanie occupée sont en forte augmentation et restent impunis, même dans les rares cas où des enquêtes sont annoncées », a protesté M. Laurence, disant douter de « la crédibilité de toute enquête ultérieure menée par une entité qui ne serait pas pleinement indépendante du gouvernement ».
Une nouvelle opération israélienne
Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre de Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël. Elles n’ont pas cessé avec la trêve fragile en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre.
Mercredi, l’armée israélienne a annoncé le lancement d’une nouvelle opération contre les groupes armés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie.
Caroline Loyer : Des diplomates visés par des tirs d’Israël – 22/05
Depuis le 7-Octobre, plus d’un millier de Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants, mais aussi beaucoup de civils, ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l’AFP à partir de données de l’Autorité palestinienne.
Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 44 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.
L’affichage des retards et annulations suite à la mise à jour logicielle des Airbus A320, à l’aéroport de Haneda, à Tokyo, le 29 novembre 2025. KAZUHIRO NOGI/AFP
Coup dur pour Airbus.Vendredi 28 novembre au soir, des annulations et retards de vols d’A320 ont été annoncés partout dans le monde, pour les heures suivantes et au moins jusqu’à dimanche, à la suite d’une notification transmise par le numéro un mondial de l’aéronautique. Celui-ci a informé les compagnies possédant des exemplaires de son moyen-courrier A320 qu’elles devaient « arrêter immédiatement les vols », après la survenue, fin octobre, d’un « événement » aux Etats-Unis sur un appareil de la compagnie JetBlue.
Cet incident technique est lié à la défaillance d’un logiciel intégré à un calculateur ELAC, fabriqué par le français Thales. L’analyse du problème qui a affecté l’appareil de JetBlue a « révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol », a indiqué Airbus.
Toutefois, si Thales est le fabricant du calculateur, c’est une autre société qui produit le logiciel. Airbus n’a pas précisé de quelle entreprise il s’agit. « Notre priorité, c’est la sûreté des vols et le retour en service » des avions, affirme-t-on chez Thales. Le groupe français fait aussi savoir que son calculateur ELAC « compte plus de 50 millions d’heures de vol sur plus de 10 000 A320 », sans avoir rencontré de problème jusqu’à maintenant.
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Airbus immobilisés: Air France annonce « un retour progressif à la normale en cours » et que « tous les passagers seront transportés » ce samedi{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Un retour à la normale est prévue ce samedi chez Air France au lendemain de l’annonce de l’immobilisation de 6.000 avions A320 par Airbus. Seules les Caraïbes devraient encore connaître quelques perturbations.
Au lendemain de l’annonce d’Airbus de l’immobilisation de 6.000 avions A320 dans le monde et de l’arrêt des vols, la circulation aérienne reprend progressivement chez Air France ce samedi, a appris BFMTV auprès de la compagnie.
Tous les passagers seront transportés ce samedi, à l’exception des Caraïbes qui devraient encore connaître quelques perturbations.
Du côté des aéroports de Paris, sept vols ont été annulés dans la matinée à destination, de Nice, Bordeaux, Toulouse, Venise, Madrid et à deux reprises pour Casablanca. D’après Air France, ces vols ont été suspendus ce vendredi soir, mais aucun autre ne connaîtra le même sort ce samedi.
Une mise à jour de logiciel
« Tout est parti d’un accident qui n’est pas très grave, mais alertant », a réagi ce samedi le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure au micro de BFMTV. Si Airbus a cloué 6.000 avions au sol, c’est pour changer en urgence un logiciel de commandes qui s’avère vulnérable aux radiations solaires.
« Cette mise à jour pour la majorité des avions peut se faire à distance, est assez rapide. On espère un retour à la normale très vite », a assuré Roland Lescure.
Le ministre a également salué l’attitude d’Airbus, considérant que « dans un secteur comme celui-ci, on prend la sécurité au sérieux », a-t-il ajouté.
Airbus cloués au sol: quelles sont les conséquences sur le trafic aérien?
« Les compagnies ont bien travaillé et ont pu ré-acheminer un certain nombre de passagers vers d’autres vols », a complété le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot sur BFMTV.
« Globalement, à l’heure où on parle, la situation est stabilisée, chaque passager a une solution, quelques difficultés encore vers les Caraïbes, mais la situation rentre progressivement dans l’ordre », a-t-il précisé.
Plus de 5.000 mises à jour logicielles déjà réalisées
« Cette nuit déjà, des mises à jour du logiciel ont eu lieu sur pratiquement tous les appareils. Cela s’est plutôt bien passé, une compagnie comme Easyjet n’a pas du tout été impactée », a détaillé le ministre des Transports.
Et la situation semble revenir assez vite à la normale puisque « une mise à jour a déjà été réalisée sur plus de 5.000 appareils », a affirmé Philippe Tabarot. « Il semblerait que moins d’une centaine d’appareils » restent en attente du changement logiciel, a-t-il indiqué, s’appuyant sur les dernières informations qui lui sont transmises par Airbus.