France-Tunisie : les Bleues déroulent en ouverture du Mondial 2025 de handball

Pendant le match France-Tunisie, en ouverture du Mondial féminin 2025 de handball, à Bois-le-Duc (Pays-Bas), le 28 novembre 2025. LUKASZ LASKOWSKI/NEWSPIX/ICON SPORT

L’équipe de France féminine de handball a entamé la défense de son titre mondial avec sérieux, vendredi 28 novembre, contre la modeste Tunisie (43-18), à Bois-le-Duc (Pays-Bas).

Conséquence d’un premier tour qui n’élimine que huit des 32 équipes, elle validera sa qualification pour le tour principal en cas de succès, dimanche, contre la Chine, elle aussi écrasée par la Pologne (36-20).

Les Bleues devraient ainsi bénéficier d’un deuxième match de travail après cette entrée en lice réussie – après une dizaine de minutes de rodage où elles ont affiché de coupables largesses défensives, laissant les Tunisiennes trouver des intervalles et leur pivot Mouna Jlezi (3/3). Elles avaient ainsi encaissé six buts (6-6) au bout de 11 minutes.

Mais elles ont rapidement rectifié le tir (14-8, 22ᵉ, 21-12 à la mi-temps, 28-14, 39ᵉ), d’abord en resserrant les boulons en défense puis en passant à une défense en « 1-5 », avec Méline Nocandy en position avancée pour gêner la circulation de balle.

« Ce qui est intéressant, c’est qu’on a su réguler, changer un peu de braquet dans la profondeur défensive. C’est plutôt intéressant mais il faut regarder plus finement ce qu’elles [les Tunisiennes] ont réussi à faire dans les 10 premières minutes pour pouvoir rebondir contre la Chine », a déclaré le sélectionneur de l’équipe de France, Sébastien Gardillou, au micro de BeIN Sports.

Lire aussi | France-Tunisie : les handballeuses françaises commencent à défendre leur titre mondial sans certitude

Gardillou « satisfait »

Les joueuses du sélectionneur, qui vit sa deuxième compétition sur le banc après une première achevée au pied du podium (Euro-2024), se sont globalement régalées dans le jeu de transition, sur contre-attaques. En particulier les ailières, dont la droitière Suzanne Wajoka (10/10), parmi ces nouveaux visages au sein d’une formation privée de cinq cadres : quatre pour l’ensemble de la compétition (Laura Glauser blessée, Estelle Nze Minko, Laura Flippes et Chloé Valentini, toutes trois en congé maternité) et une (la capitaine Grâce Zaadi) qui soigne à Paris une béquille à une cuisse.

« Je suis satisfait de la capacité de l’équipe à maîtriser l’adversité. Elle l’a bien préparé. L’idée était de pouvoir développer notre jeu, de construire autour de notre défense le jeu sur grand espace, on a réussi à le faire », a ajouté Gardillou.

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Ce dernier espère récupérer au plus vite la capitaine en l’absence de Nze Minko et il a aussi pu apprécier, vendredi, les relations de ses arrières avec les pivots, notamment celle entre les joueuses de Metz Léna Grandveau et Sarah Bouktit (6/6). Marie-Hélène Sajka (3/4), l’une des cinq joueuses qui disputent leur première compétition, a, elle, libéré son bras gauche à un poste important orphelin de Flippes. Et dans le but, Floriane André, qui a joué la seconde période au relais d’Hatadou Sako, a fait apprécier sa qualité de relance, comme sur cette magnifique longue passe saisie par Wajoka à une main (24-13, 35ᵉ).

Seule légère ombre au tableau, la blessure à la cheville gauche de l’arrière gauche Clarisse Mairot, mal retombée (31ᵉ) et qui a regagné le banc pour se soigner.

Le Monde avec AFP

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« Je ne pouvais plus laisser passer »: le maire d’une commune du Bas-Rhin dénonce des insultes homophobes à son encontre et porte plainte

Dans une vidéo, le maire de la commune d’Altorf, dans le Bas-Rhin, a rendu publics des messages homophobes qu’il indique avoir reçus de la part d’un de ses administrés. L’édile annonce aussi qu’il a déposé une plainte.

Bruno Eyder-Guiot, le maire de la commune d’Altorf, dans le Bas-Rhin, a annoncé avoir déposé plainte à la suite de messages à caractère homophobe qu’il a reçus de la part d’un de ses administrés. Des propos qu’il a décidé de rendre publics dans une vidéo publiée sur sa page Facebook jeudi 27 novembre.

« Certains administrés ont choisi de s’attaquer à mon identité plutôt qu’à mon action communale. Je vais être clair, l’homophobie et les propos diffamatoires n’ont pas leur place dans ce village que nous avons à cœur », a déclaré l’édile dans sa vidéo.

Selon Ici, c’est la troisième fois que Bruno Eyder-Guiot reçoit ce genre d’insultes. « Les deux premières, il s’agissait de propos tenus à l’oral. J’ai laissé courir, même si je n’aurais pas dû. Cette fois-ci, ils ont été écrits. Je me suis dit que je ne pouvais plus laisser passer », précise-t-il à nos confrères.

« Une des fonctions d’un élu que de dénoncer ces propos »

Dans sa prise de parole, l’édile assure continuer son combat contre toutes les formes de discrimination, soulignant « que c’est une des fonctions d’un élu que de dénoncer ces propos ».

Bruno Eyder-Guiot invite aussi les personnes victimes de harcèlement à le contacter pour en parler. « Je reste disponible pour échanger avec vous », conclut-il. Plusieurs administrés ont affiché leur soutien au maire en commentaire de la vidéo.

« De tout cœur avec toi Bruno (…) merci pour ce que tu fais pour le village », écrit par exemple une habitante.

Selon le ministère de l’Intérieur, l’année 2024 a été marquée par 4.800 infractions anti-LGBT+.

01.48.06.42.41: la ligne d’écoute anonyme de SOS Homophobie

La ligne d’écoute de SOS homophobie est animée par des bénévoles formés à recueillir les témoignages et apporter aux victimes attention, réconfort et pistes de solutions dans le plus strict anonymat. Ce numéro est joignable du lundi au jeudi de 18 heures à 22 heures, le vendredi de 18 heures à 20 heures, le samedi de 14 heures à 16 heures et le dimanche de 18 heures à 20 heures.

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France-Suède : les Bleues arrachent la victoire avant le match retour pour la troisième place de la Ligue des nations

La défenseuse française Sakina Karchaoui (2ᵉ à gauche) lors du match France-Suède, au stade Auguste-Delaune à Reims, le 28 novembre 2025. FRANCK FIFE/AFP

Sauvées par leur capitaine Griedge Mbock et leur gardienne Pauline Peyraud-Magnin, les Bleues repartent avec un court succès de Reims (2-1) face à la Suède, vendredi 28 novembre, avant le match retour pour la troisième place de la Ligue des nations, mardi, à Stockholm.

Ni le beau jeu de l’été, ni l’ambiance n’étaient au rendez-vous au stade Auguste-Delaune à Reims, aux deux-tiers vide avec 7 000 spectateurs, une très faible affluence. Mais l’essentiel est ailleurs car elles repartent avec une victoire, la première depuis trois matchs.

« L’équipe de France a l’ambition de gagner tous ses matchs. On aurait préféré la finale… », avait souligné, jeudi, le sélectionneur Laurent Bonadei. « On doit être exemplaire dans nos attitudes, montrer le potentiel de notre équipe et offrir du spectacle aux spectateurs. On va tout donner », avait-il ajouté, voulant à tout prix repartir avec un succès de la Marne avant un match retour compliqué sur terrain synthétique à Stockholm.

Lire aussi | France-Suède : les Bleues visent la troisième place de la Ligue des nations pour atténuer leur déception

Les Parisiennes sauvent la mise

Mais tout a été compliqué, vendredi, et les Bleues ont été sauvées par deux joueuses du PSG, en difficulté en club depuis le début de la saison. C’est d’abord Sakina Karchaoui – meilleure joueuse du match – qui a transformé un penalty (45+3) avant que la capitaine Griedge Mbock ne sauve les Bleues de la tête sur la dernière action du match (90+6). Les deux joueuses ont marqué sur le gong, de la première période puis de la seconde.

Jusque-là, les Suédoises (troisième nation au classement FIFA), emmenées par la capitaine aux plus de 200 sélections Kosovare Asllani, 36 ans, ont même été plus dangereuses que les Tricolores, sans compter le but de Stina Blackstenius (1-1, 67ᵉ). Mais les Scandinaves ont été stoppées à plusieurs reprises par la meilleure joueuse tricolore depuis plusieurs rassemblements, la gardienne Pauline Peyraud-Magnin, la doyenne des Bleues à 33 ans depuis les non-sélections de Wendie Renard (35 ans), Eugénie Le Sommer (36 ans) et Kenza Dali (34 ans). La portière de la Juventus a d’abord été vigilante sur une première percée des Scandinaves (3ᵉ), puis elle est bien sortie dans les pieds de Johanna Rytting Kaneryd, avant d’être décisive à bout portant pour repousser une volée du gauche d’Asllani.

Hormis sur ces trois actions mal conclues, les Suédoises – qui ont été éliminées en quart de finale de l’Euro comme la France – ont été tout aussi peu inspirées que les joueuses de Laurent Bonadei, qui a décidé de mettre sur le banc Elisa De Almeida et d’aligner Sandy Baltimore en latérale gauche en raison du forfait de Selma Bacha.

Les Bleues ont encore eu du mal à construire leur jeu et produire de beaux mouvements, comme elles ont réussi à faire lors de la phase de groupes de l’Euro en juillet ou au printemps. Mais les coéquipières de la capitaine Griedge Mbock – qui ont dû faire sans Marie-Antoinette Katoto et Selma Bacha, forfait – ont ouvert le score grâce à un penalty généreusement accordé après un contact sur Kadidiatou Diani dans la surface.

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Déjà buteuse face à la Suède en juillet 2024, Sakina Karchaoui l’a transformé d’une frappe du gauche dans le petit filet (1-0, 45+3). C’est son cinquième but en 95 sélections, dont trois en 2025, sous les yeux de Philippe Diallo et Jean-Michel Aulas, président et vice-président de la FFF, présents à Reims.

Le plus dur reste à faire pour les Bleues pour oublier un peu l’échec de l’Euro et terminer sur le podium.

Le Monde avec AFP

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La Chine lance une campagne contre les risques de feu dans les gratte-ciel après l’incendie à Hong Kong

Après l’incendie meurtrier à Hong Kong, la Chine a lancé une campagne contre les risques d’incendie dans les immeubles de grande hauteur.

La Chine a lancé une campagne « d’inspection et de rectification » contre les risques de feu dans les immeubles de grande hauteur, a annoncé la chaîne de télévision publique CCTV samedi après l’incendie qui a fait au moins 128 morts à Hong Kong.

Cette campagne portera notamment sur les chantiers de rénovation extérieure et l’emploi de matériaux inflammables dans les travaux et de bambou pour les échafaudages, dit CCTV. Les matériaux inflammables et le bambou passent pour avoir accéléré la propagation des flammes dans le drame de Hong Kong.

L’emploi de certains matériaux dans le viseur

La campagne visera « l’emploi de matériaux et de procédés interdits et d’équipements comme les échafaudages en bambou ou les filets de protection sans effet retardant » sur les flammes, selon CCTV. Elle visera aussi les chantiers non autorisés ou menés sans respecter les procédures, a précisé la chaîne.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : une attaque russe de drones contre Kiev fait un mort et sept blessés, annoncent les autorités

Le « Kairos » et le « Virat », deux pétroliers de la flotte fantôme russe, victimes d’explosions en mer Noire

Un pétrolier de la flotte fantôme russe à la suite d’une explosion en mer Noire, le 28 novembre 2025. DIRECTION GÉNÉRALE TURQUE DES AFFAIRES MARITIMES/VIA REUTERS

Selon l’agence maritime Tribeca, le Kairos, pétrolier battant pavillon gambien appartenant à la flotte fantôme russe, qui fait l’objet de sanctions, a probablement heurté une mine, en mer Noire, près du détroit du Bosphore. L’agence ajoute qu’il pourrait couler.

Le Kairos, un tanker de 274 mètres de long, a été frappé par un impact « externe » alors qu’il faisait route vers le port russe de Novorossiisk, en provenance d’Egypte, ont déclaré le ministère des transports turc et la direction des affaires maritimes de Turquie.

Des remorqueurs de secours ainsi que les garde-côtes ont été dépêchés sur place. L’explosion a provoqué un incendie dans la salle des machines du Kairos, et les secouristes turcs ont lancé une opération pour évacuer les 25 membres d’équipage à bord.

Une source a indiqué à Reuters qu’un autre pétrolier, le Virat [], qui navigue également sous pavillon gambien, lié à la flotte fantôme russe et placé sous sanctions, a également été victime d’une explosion, à 35 milles nautiques au large des côtes turques, plus à l’est en mer Noire. Des opérations de secours ont été lancées pour récupérer les équipages à bord, ont rapporté les autorités turques.

Les autorités turques n’ont pas précisé quelles sont les causes de ces sinistres. Mais de nombreuses mines flottantes ont été localisées et détruites en mer Noire depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. Ces charges, disposées par les belligérants pour protéger leurs côtes, ont dérivé ces dernières années sous l’effet notamment des tempêtes.

Face à ce danger, la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie, trois pays membres de l’OTAN riverains de la mer Noire, ont mis en place en 2024 un groupe naval de lutte contre les mines en mer Noire (MCM Black Sea).

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Le 10 ans US atteint un plus bas d’un mois


Le 10 ans US atteint un plus bas d’un mois – 26/11{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Honduras : Donald Trump promet de gracier l’ex-président Juan Orlando Hernandez et s’immisce dans la présidentielle

Juan Orlando Hernandez, alors président du Honduras, à Tegucigalpa, le 9 janvier 2020. JORGE CABRERA / REUTERS

A deux jours du scrutin présidentiel au Honduras sur lequel il compte peser, Donald Trump a annoncé, vendredi 28 novembre, qu’il allait gracier l’ex-président de droite hondurien Juan Orlando Hernandez, condamné en 2024 à quarante-cinq ans de prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue.

« Je vais accorder une grâce totale et absolue à l’ancien président Juan Orlando Hernandez qui d’après de nombreuses personnes que je respecte énormément, a été traité de manière très dure et injuste », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Cette annonce survient au moment où le républicain, qui n’hésite pas à s’inviter dans la vie politique d’autres pays, multiplie les appels à voter pour le candidat de droite Nasry Asfura, qui vient du parti de M. Orlando Hernandez.

Lire aussi | Honduras : Donald Trump intervient dans l’élection présidentielle et appelle à voter pour le candidat de droite, Nasry Asfura

Joint par l’Agence France-Presse après cette annonce, Nasry Asfura a assuré n’avoir « aucun lien » avec Juan Orlando Hernandez. « Le parti n’est pas responsable des agissements personnels », a-t-il affirmé par téléphone, tout en saluant le soutien que lui a apporté Donald Trump.

Les électeurs de ce pays d’Amérique centrale sont appelés à choisir dimanche entre la continuité d’un gouvernement de gauche et le retour de la droite lors d’élections à la fois législatives et présidentielle au résultat incertain. Les trois candidats qui font la course en tête sont donnés au coude-à-coude et s’accusent mutuellement de préparer une fraude électorale.

Si « Asfura remporte l’élection présidentielle au Honduras, les Etats-Unis lui accorderont tout leur soutien, car ils ont une grande confiance en lui », a réaffirmé vendredi Donald Trump, tout en laissant entendre que, dans le cas contraire, Washington pourrait restreindre ses financements à ce pays. « S’il ne remporte pas les élections, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent », a-t-il ainsi assuré.

Pression militaire

Le Honduras est l’un des pays les plus violents d’Amérique latine, du fait principalement des gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé.

Lire aussi l’enquête (en 2023): Article réservé à nos abonnés En Amérique centrale, les gangs sont devenus des mafias

Juan Orlando Hernandez, qui fut chef d’Etat du Honduras de 2014 à 2022, purge actuellement une peine de quarante-cinq ans sur le sol américain pour trafic international de drogue, après avoir été reconnu coupable d’avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis.

Donald Trump n’a pas précisé la date à laquelle il pourrait être gracié.

Le président américain juge que l’Amérique latine fait partie de la sphère d’influence des Etats-Unis et il a adopté une posture résolument interventionniste dans la région, n’hésitant pas par exemple à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants.

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Il exerce aussi une pression militaire. Les Etats-Unis ont déployé le plus grand porte-avions du monde dans les Caraïbes, ainsi qu’une flottille de navires de guerre et d’avions de chasse, dans le cadre d’opérations antidrogue visant particulièrement le Venezuela, ennemi de Washington.

Le Monde avec AFP

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L’université Lyon-2 saisit le procureur de la République après la publication d’une liste de « génocidaires à boycotter » par un professeur

Un professeur de l’université Lyon-2 a publié une liste de personnalités, qualifiées de « génocidaires » dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Après s’être désolidarisée, la direction a saisi le procureur de la République et une enquête a été ouverte.

L’université Lumière Lyon-2 a saisi le procureur de la République ce lundi 24 novembre, à la suite d’une liste de personnalités « génocidaires à boycotter » publiée par l’un de ses professeurs le 20 septembre dernier, a appris BFM Lyon par voie de communiqué.

La présidente a reçu le professeur ce lundi « pour réitérer sa réprobation » vis-à-vis de la liste publiée.

« À la suite de cet échange, après examen de la situation, l’université a pris la décision de saisir le Procureur au titre de l’article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale. Ce dispositif oblige tout agent public ayant connaissance d’un acte susceptible de constituer une infraction d’en aviser le Procureur de la République », informe l’université.

Une enquête ouverte

Ce mardi 25 novembre, le procureur a indiqué à l’université qu’une enquête a été ouverte. De son côté, l’université lie « sa décision à celle qui sera prise par l’autorité judiciaire ».

La liste publiée par le professeur d’histoire médiévale sur ses réseaux sociaux le 20 septembre dernier évoquait « 20 génocidaires à boycotter en toutes circonstances ». Elle faisait suite à une tribune publiée dans le Figaro, appelant à « ne pas reconnaître un État palestinien sans conditions préalables ».

Charlotte Gainsbourg, l’animateur Arthur ou encore le président du Crif Yonathan Arfi sont par exemple cités par le professeur dans sa publication.

« J’ai trouvé ça extrêmement choquant (…) de désigner à la vindicte populaire vingt personnes, de qualifier de génocidaires des personnalités françaises » avait déclaré Yonathan Arfi auprès de BFMTV.

L’université avait condamné « avec la plus grande fermeté le contenu de cette publication » et avait assuré se « désolidariser complètement » des propos de son professeur.

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Plan américain pour l’Ukraine : « La Russie utilise la diplomatie comme une arme de guerre »

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion du Conseil de sécurité par vidéoconférence depuis le Kremlin à Moscou, en Russie, le 21 novembre 2025. GAVRIIL GRIGOROV / AP

Le chercheur et journaliste britannique Peter Pomerantsev, né à Kiev, est l’auteur de deux ouvrages de référence sur la propagande russe, dont Rien n’est vrai tout est possible. Aventures dans la Russie d’aujourd’hui (Saint-Simon, 2015). Il décrypte le « plan de paix » américain pour l’Ukraine.

La confusion règne quant à l’origine de ce plan, très favorable à Moscou. S’agit-il d’un « plan de paix » ou d’une opération d’influence russe ?

La conception russe de la diplomatie est très différente de la nôtre. La Russie utilise la diplomatie comme une arme de guerre à part entière. Regardez ce qu’ils ont fait en Syrie : négocier, négocier, bombarder, bombarder, négocier. C’est typique, chez eux. Ils combinent toujours action militaire, opérations de renseignement, opérations informationnelles et diplomatie. C’est un tout. Nous, nous distinguons un « plan de paix » d’une opération d’influence, alors que, pour les Russes, c’est très lié.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Plan américain pour l’Ukraine : aux Etats-Unis, la confusion règne autour de la genèse du document

Les Russes donnent toujours l’impression que c’est notre faute [si les négociations de paix échouent], ce qui est assez facile, car il y a des points de vue très différents [en Europe]. Et, pendant ce temps, ils progressent sur le champ de bataille et augmentent la pression militaire. Voilà leur méthode. A cela s’ajoute une sorte de bataille politique interne aux Etats-Unis, où c’est très chaotique.

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Interdire les SUV à Paris? « Prenez votre vélo », rétorque David Belliard, candidat écologiste à la mairie

Les SUV ne sont plus les bienvenus dans les rues de Paris. Après la tarification différenciée, un candidat à la mairie de la capitale veut purement et simplement interdire le stationnement de ces grosses voitures. David Belliard, candidat écologiste et actuel adjoint à la maire en charge des mobilités, dénoncent sur RMC des véhicules trop gros et dangereux pour les piétons.

La ville de Paris va-t-elle une nouvelle fois sévir contre les SUV? Après la tarification différenciée, le candidat écologiste aux municipales dans la capitale David Belliard, veut carrément les empêcher de stationner dans les rues de Paris.

« Ce sont des voitures dangereuses qui tuent beaucoup plus que les berlines classiques », assure-t-il ce mercredi sur RMC Story expliquant que le risque de mourir en cas de choc avec un SUV est 44% plus élevé qu’avec une berline (étude de l’Imperial College de Londres et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, LSHTM, parue en 2025, ndlr).

L’invité du Morning : David Belliard – 26/11

Dans les rues de Paris, la proposition de David Belliard, qui est actuellement adjoint à la mairie de Paris en charge des mobilités, divise. Patrick, professeur d’arts appliqués, en compte une dizaine dans la rue en un simple coup d’œil: « C’est un peu dommage, on pourrait avoir des citadines un peu plus petites et pratiques ».

Et même quand elles sont à l’arrêt stationnées, ces grosses voitures font un peu trembler Gabriel, 8 ans: « J’ai peur qu’elles m’écrabouillent parce qu’elles sont grosses ». La sécurité des enfants, c’est l’un des arguments avancés par David Belliard pour proposer ce stationnement interdit aux SUV.

« On veut nous enlever de la ville »

L’idée révolte ceux qui sont au volant de ce genre de véhicules, utilisé par de nombreuses familles avec enfants: « C’est n’importe quoi, un conducteur sait parfaitement regarder à droite à gauche », assure un propriétaire de SUV. « On veut nous enlever de la ville », estime un autre.

Les opposants à la proposition dénoncent aussi une mesure anti-famille qui vise des voitures confortables avec des coffres de grande capacité. Interrogé sur RMC, David Belliard propose à ces dernières de remplacer le SUV par l’offre de transports de la capitale: « Vous avez le métro, vous pouvez prendre votre vélo, marcher et vous pouvez utiliser des automobiles plus légères. Je cherche des alternatives aux grosses voitures mais à Paris, vous êtes dans la ville où il y a le plus d’alternatives », argumente-t-il.

« Les familles, ce sont aussi ceux qui marchent et qui sont en danger face aux grosses voitures », insiste le candidat écologiste.

Une impossibilité juridique?

Pour l’avocat en droit routier Rémy Josseaume, mettre en place cette interdiction soulève des questions juridiques: « Un SUV c’est une appellation commerciale et pas juridique. Et entre eux, ils n’ont pas les mêmes dimensions donc c’est ubuesque comme approche ».

Depuis 2024, ce sont les véhicules thermiques de plus de 1,6 tonne et les éléctriques de plus de 2 tonnes qui sont soumis à des tarifs de stationnement plus élevés dans les rues de la capitale. « Et on a moins de grosses voitures », se félicite David Belliard.

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