Au total, plus de 56.000 nouveaux disparus lors des conflits ont été enregistrés en 2024, portant le total de cas actuellement suivis par le CICR à près de 255.000, selon les chiffres dévoilés mercredi 2 avril.
Le nombre de personnes disparues lors des conflits dans le monde atteint un niveau « sans précédent », avec plus de 56.000 nouveaux cas enregistrés en 2024, a alerté mercredi 2 avril le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), une inquiétude partagée par l’ONU.
« Le CICR enregistre des nombres sans précédent de personnes disparues », a déclaré Fernando Fornaris, conseiller aux affaires humanitaires du Comité, lors d’une session de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée à ces disparus.
Ainsi, plus de 56.000 nouveaux disparus ont été enregistrés en 2024, portant le total de cas actuellement suivis par le CICR à près de 255.000, selon les chiffres dévoilés mercredi.
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La hausse « la plus importante depuis au moins 20 ans »
Ces 56.559 nouveaux cas représentent « l’augmentation la plus importante depuis au moins 20 ans », a déploré lors de cette réunion le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.
Le résultat d’un « nombre sans précédent de conflits à grande échelle » et du « mépris pour le droit humanitaire international », a-t-il commenté.
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Et pourtant « la souffrance de ne pas savoir ce qui est arrivé à l’un de ses proches est l’une des pires choses qui puissent arriver », a insisté le Haut-Commissaire. « Cela ne s’apaise jamais, quel que soit le temps qui passe ».
Lors de ces guerres, les gens disparaissent parce qu’ils sont « tués, torturés et maltraités, kidnappés, détenus de façon arbitraire », ou parce qu’ils ont fui, a-t-il noté.
« Plus de 62.000 cas de disparitions forcées »
Mais il faut ajouter à ces chiffres « les dictatures militaires (qui) pendant des décennies ont fait disparaître des gens dont le sort n’est toujours pas connu », ainsi que les conséquences actuelles de la répression dans certains États, « y compris en lien avec les mesures antiterroristes », ou tous ceux qui disparaissent sur les routes migratoires.
« L’ampleur est immense. Les chiffres vont de dizaines de milliers de personnes disparues dans certains pays à bien plus de 100.000 dans d’autres », a-t-il estimé.
Ces 45 dernières années, sous l’égide du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a géré « plus de 62.000 cas de disparitions forcées dans 115 pays », mais « malheureusement, ce n’est que la partie émergée d’un immense iceberg », a-t-il ajouté.
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