La leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 1ᵉʳ avril 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Les cravates sont desserrées. La normalisation a fait place à la bordélisation. Le Rassemblement national (RN) comme à ses heures les plus radicales, avant le changement de nom, avant le ravalement, avant les porte-parole aux éléments de langage millimétrés sur les plateaux de télévision. Sonnée par le jugement prononcé lundi 31 mars contre elle, la leader du parti, Marine Le Pen, est remontée à cheval et donne l’assaut au fantasmagorique « système ». Le rodéo populiste promet de durer jusqu’à l’été 2026, date de la décision en appel, comme l’a annoncé la cour d’appel de Paris.
Médias, Assemblée nationale, prise à témoin du premier ministre, ciblage des magistrats, rassemblements de rue : la députée du Pas-de-Calais et ses troupes ont décidé de mettre le « système » sous pression maximale dans l’espoir d’obtenir, dans un an, une décision différente qui lui permettrait de se présenter une quatrième fois à l’élection présidentielle. L’offensive a aussi le mérite de détourner le regard du fond du dossier, soit un détournement de fonds du contribuable européen au profit de son parti et de ses proches, pour plus de 4 millions d’euros.
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