Image extraite du film « Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté », de Hernan Rosselli. LES ALCHIMISTES
L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER
Sous ce titre à rallonge se cache l’un des objets les plus énigmatiques arrivés ces derniers temps sur grand écran. Une expérience de fiction comme seuls en sont aujourd’hui capables les Argentins, qui, malgré le « plan tronçonneuse » du président Javier Milei, réinventent avec les moyens du bord des formes de récit exubérantes, tel le collectif El Pampero (La flor, de Mariano Llinas, en 2018, Trenque Lauquen, de Laura Citarella, en 2023).
Lire la critique (2023) : Article réservé à nos abonnés « Trenque Lauquen » : une petite ville pleine d’histoires
Hernan Rosselli, lui, né en 1979, n’appartient pas à cette petite bande, mais est de la même génération. Son troisième long-métrage, divulgué au sein de la Quinzaine des cinéastes à Cannes en mai 2024, pratique un cinéma aux multiples activités voisines, l’homme étant également monteur (pour Juan José Campanella, Bruno Stagnaro, Hernan Belon), mais aussi critique (il a fondé la revue Las Naves) et enseignant (à l’Université de cinéma de Buenos Aires).
Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté (en espagnol Algo viejo, algo nuevo, algo prestado, au sujet d’une vieille tradition conjugale) est l’un de ces films devant lesquels on navigue à vue. Tout commence comme un portrait de famille, raconté en voix off par une jeune femme, Maribel Felpeto, posant sur ses parents un regard à la fois fasciné et méfiant. Un regard d’enquêtrice, notamment en ce qui concerne son père, mort, dont la figure tutélaire plane sur le clan.
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